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Le producteur d’énergie renouvelable Boralex souhaite prendre de l’expansion. Selon cette entreprise, la Côte-Nord est une région riche en ressources où de nouveaux projets pourraient se dessiner.
La firme Brookfield et La Caisse (anciennement la Caisse de dépôt et placement du Québec) ont racheté Boralex à 37,25 $ par action cette semaine, ce qui confère à cette entreprise montréalaise une valeur de 9 milliards $.
Pour le premier vice-président et directeur général Amérique du Nord de Boralex, Robin Deveaux, cette acquisition permettra à l'entreprise d’investir dans son développement.
Boralex a officiellement mis en service en octobre dernier le parc éolien Apuiat, le premier de la Côte-Nord, situé sur le territoire traditionnel de Uashat mak Mani-utenam. Ce projet a été réalisé en partenariat avec la communauté innue.
On aimerait continuer de travailler avec la Nation sur place pour être capable de regarder différentes autres [possibilités].
En entrevue à l’émission Côte à Côte vendredi, le premier vice-président de l’entreprise a affirmé que la Côte-Nord est un excellent gisement de ressources et de vent inexploité.
Néanmoins, il a mentionné que les possibilités de développement sur le territoire dépendent des groupes locaux et d’Hydro-Québec. Robin Deveaux a assuré qu’il n’y aura pas d’impacts sur les partenariats existants.
Un repositionnement des joueurs
Selon l'analyste en énergie Jean-François Blain, cette transaction s’inscrit dans un contexte de repositionnement des joueurs et des partenariats du secteur énergétique.
La Caisse avait aussi complété l’acquisition d’Innergex en juillet dernier dans une transaction évaluée à 10 milliards $ en incluant la dette.

Innergex mène un projet éolien communautaire au nord de Pessamit et possède des ouvrages hydroélectriques à Portneuf, à Sept-Îles (SM-1) et à Magpie. (Photo d'archives)
Photo : Innergex
La Caisse se positionne comme un des joueurs financiers qui vont être parmi les partenaires des prochains grands projets de développement du secteur électrique, a expliqué cet analyste au micro de Côte à Côte jeudi.
Il se demande s’il est préférable ou non de laisser les investissements de joueurs privés et de La Caisse influencer le développement énergétique au Québec.

Selon l'analyste du secteur énergétique Jean-François Blain, ces investissements financiers jouent un rôle de plus en plus important dans le secteur.
Photo : IRIS
Il s'interroge sur les répercussions possibles pour les consommateurs. Est-ce qu’au fond, ça sert mieux l'intérêt public que la propriété et l’exploitation par une société d’État [vouée] à la production, au transport et [à] la distribution intégrée de l’électricité comme Hydro-Québec?
Robin Deveaux constate aussi cette tendance du marché : dans un contexte de transition énergétique, les besoins d’investissements sont croissants pour réaliser de nouveaux projets d'infrastructures, ce qui rend les placements privés attrayants.
D’après des entrevues de Catherine Paquette


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