Qui ne se rappelle pas la scène légendaire de La Belle et le Clochard (1955), qui nous régale d’une assiette de spaghetti especiale partagée avec tendresse par le couple canidé? A y regarder de près, il semble pourtant que les scénaristes ont pris quelque liberté avec la physique des cordes mouillées. Sans doute n’étaient-ils pas abonnés à la revue The American Mathematical Monthly.
Ils auraient découvert, dans l’édition de décembre 1949, qu’un certain George Carrier y énonçait ce qu’il avait baptisé le «problème du spaghetti». Spécialiste de maths appliquées aux fluides, Carrier était plutôt versé dans les flux d’air supersoniques, qu’il avait abondamment étudiés pour le compte de l’US Air Force. Probablement appréciait-il les pâtes, à l’image du physicien Richard Feynman que nous avons récemment évoqué.


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