Il fut un temps où Barberousse, le pirate, de son vrai nom Khayr ad-Din, était un éminent stratège. Nommé grand amiral par Soliman le Magnifique, il a grandement contribué à la gloire de l’Empire ottoman. Hélas, ici comme ailleurs, c’était mieux avant. Voilà que Donald Trump poursuit la tradition d’interventions américaines. Afghanistan, Libye, Irak, et avant cela, Chili, Nicaragua, Cuba… Depuis la fin de la Deuxième Guerre, une suite d’échecs et de désastres politiques. Saluons la constance. Au moment où la flotte américaine se positionnait dans les Caraïbes, s’apprêtant à enlever le président vénézuélien, un acte de piraterie en violation flagrante du droit international, M. Trump recevait à Mar-a-Lago le premier ministre israélien, M. Netanyahou. Lui non plus n’est pas en reste d’un piratage. Concluant son séjour aux Etats-Unis par une visite à la synagogue Bal Harbour de Miami, il se fit annoncer comme «premier ministre de tous les Juifs». Son toupet n’est pas une surprise, le respect du droit n’ayant jamais été le trait saillant de son caractère. Qu’il sache ceci. D’abord, le premier ministre d’un autre pays que la Suisse ne sera jamais mon premier ministre. Ensuite, associer tous les Juifs à son abominable politique, c’est leur rendre la vie impossible dans leur propre pays. Le propos est transparent. C’est un acte de piratage.
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Publié le 12 janvier 2026 à 12:09. / Modifié le 12 janvier 2026 à 12:10. 1 min. de lecture
Cavalier seul
Tous les lundis, l’écrivain Metin Arditi partage ses indignations, ses coups de griffe ou ses coups de cœur dans un court billet, «Cavalier seul», dont le titre est un hommage à l’essayiste du «Figaro» André Frossard


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