Depuis quelques années, on assiste à une forte hausse des demandes de compensation des désavantages, surtout dans le cadre des handicaps invisibles comme les troubles «DYS» (dyslexie, dyscalculie…). Caractérisés par des difficultés d’apprentissage, ils concernent 10 à 15% de la population. Sujet de société, il demeure sensible. Mardi, le Conseil des Etats a rejeté, à deux petites voix d’écart, une motion qui demandait que les élèves dyslexiques puissent utiliser un ordinateur et les logiciels adéquats durant leurs études gymnasiales, y compris lors des examens. La proposition est enterrée, malgré son acceptation en septembre dernier par le Conseil national.
Déposée par le conseiller national centriste Sidney Kamerzin, la motion entendait combler une lacune: l’usage de l’ordinateur pour les troubles DYS est autorisé durant l’ensemble du cursus scolaire, du primaire à l’université, à l’exception du gymnase. Une absence de «continuité qui réduit à néant les efforts fournis aux autres niveaux», relevait le Valaisan dans son texte déposé en mars 2024.


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