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Des fouilles archéologiques se tiendront cet été à l’Anse-au-Sable, à Rimouski, afin d’en connaître un peu plus sur le mystérieux four de pierre incrusté dans une falaise du secteur.
Des citoyens et des organismes, qui réclamaient des fouilles, ont atteint leur objectif de sociofinancement avec un peu plus de 22 000 $ de la part de près de 120 contributeurs pour mener à bien leur démarche.
Cette cagnotte a été portée par le Club 50+ Sacré-Cœur Rimouski, tout en étant le fruit d’une mobilisation citoyenne, soutient le président de l’organisme, Richard Rancourt.
Le Club 50+ ne fait pas juste jouer aux cartes ou à la pétanque. On peut s’intéresser à la culture, à notre histoire, affirme-t-il.
Les fonds obtenus serviront donc à financer l’intervention d’une firme d’archéologues spécialisés, Truelle et Compagnie. Ces travaux auront pour but de découvrir des artefacts permettant de dater la structure.
Ça pourrait remonter assez loin, à l’époque de Jacques Cartier, même avant, rappelle M. Rancourt.
L’emplacement, autrefois classé comme un four à chaux, a fait l’objet d’une reclassification par le ministère de la Culture. Les analyses d’experts indiquent qu’il s’agirait plutôt d’un four destiné à la cuisson de graisse de baleine pour la production d’huile à lampe, une activité commerciale lucrative qui daterait d’une époque antérieure à la fondation de Rimouski.
On va aller un petit peu plus loin […] et si on retrouve des artefacts qui nous remontent dans le temps, je vous dis, on va refaire l’histoire.

Richard Rancourt précise avoir mené ce projet avec Alain Ross, président de la Société rimouskoise du patrimoine, et Jean Roy, citoyen qui avait relocalisé la structure de pierre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
Richard Rancourt précise avoir été épaulé dans le projet par Alain Ross, président de la Société rimouskoise du patrimoine, et Jean Roy, qui avait relocalisé la structure mystérieuse en bordure d’une voie ferrée, adossée à une propriété privée.
Première phase
Le montant amassé couvre environ 60 % des coûts prévus pour les opérations archéologiques, soutient Richard Rancourt.
Le comité prévoit d’autres contributions financières afin de compléter le budget total, estimé à un peu moins de 30 000 $.
Il y a des gens qui nous on dit qu’une fois qu’on allait avoir atteint ce montant-là, ils allaient mettre encore un peu d’argent. En archéologie, tu commences, mais tu ne sais pas quand ça finit, mais nous, on sait qu’on se limite en bas de 30 000 $, confirme Richard Rancourt.

Le mystérieux four se trouve en bordure d’une voie ferrée, adossée à une propriété privée. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Shanelle Guerin
À long terme, le regroupement souhaite assurer la diffusion de ces connaissances historiques auprès du public, malgré les contraintes de sécurité liées à la voie ferrée adjacente.
Le projet aspire également à s’inscrire dans un réseau de mise en valeur des vestiges basques de la région, incluant des municipalités comme Saint-Fabien ou Notre-Dame-des-Neiges.


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