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L’extension de la taxe de vente annoncée dans le budget de la Colombie-Britannique la semaine dernière inquiète des entrepreneurs. Ils demandent au gouvernement provincial de retirer cette mesure du budget.
Le budget suggère d’étendre la taxe de vente provinciale à des services professionnels sur lesquels dépendent tous les projets et les entreprises en croissance, soutient Bridgitte Anderson, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce du Grand Vancouver.
La sécurité, l'ingénierie, la comptabilité et l’immobilier commercial font partie des services sur lesquels il y aura une taxe sur la vente, celle-ci s’élevant habituellement à 7 %.
Les services professionnels ne sont pas des éléments optionnels, estime Joslyn Young, PDG de la Chambre de commerce de Surrey et Whiterock.
Ils constituent des éléments fondamentaux dans les domaines du logement, des infrastructures, de la fabrication et des opérations commerciales, ajoute-t-elle.
Lorsque vous taxez ces services, le coût se répercute sur l'ensemble du système, allant des entrepreneurs aux consommateurs, explique Mme Young.
Pour Bridgitte Anderson, cela vient décourager les investisseurs de dépenser leur argent dans des projets en Colombie-Britannique. Elle considère qu’au pays, les investisseurs cherchent à savoir quelle province leur offre l'avantage concurrentiel le plus important.
Or, la Colombie-Britannique n'est tout simplement pas compétitive, croit la présidente de la Chambre de commerce du Grand Vancouver. La compétitivité se mesure en termes de coût, de rapidité et de certitude, croit Mme Anderson.
L’élargissement de la taxe de vente provinciale va à l'encontre de ces trois critères.

Bridgitte Anderson, présidente et PDG de la Chambre de commerce du Grand Vancouver.
Photo : Radio-Canada / Ethan Cairns
Pour ces raisons, une quinzaine de groupes du monde des affaires demandent au gouvernement de faire marche arrière et d'annuler cette expansion de la taxe de vente.
Nous avons eu une semaine pour digérer le budget provincial de 2026-2027 et il est clair que ce gouvernement et le monde des affaires ne sont pas sur la même longueur d’onde.
La sécurité
Une autre critique du milieu entrepreneurial concerne l’approche de la province en matière de sécurité publique.
Dans ce budget, la province prévoit investir 139 millions de dollars en soutien spécifique à la communauté, pour répondre aux préoccupations en matière de sécurité publique, notamment les crimes contre les biens et les commerces.
Même avec une sécurité renforcée, les entrepreneurs se désolent du fait que les services de sécurité qu’ils paient maintenant seront plus chers.
Nous avons été ravis de constater l'investissement de la province en sécurité publique, affirme Joslyn Young. Mais il est difficile de concilier cela avec la taxation de services liés à la sécurité, trouve-t-elle.

Joslyn Young est la PDG de la Chambre de commerce de Surrey et Whiterock.
Photo : Radio-Canada / Ethan Cairns
Elle note que les entrepreneurs dépensent eux-mêmes de l’argent dans la protection de leurs employés et de leur commerce, et que l’ajout d’une taxe envoie un message contradictoire.
Le représentant de l’organisme Save Our Streets, Jesse Ketchum, observe que plusieurs petites et moyennes entreprises doivent renforcer leurs mesures de sécurité.
Les petites entreprises se battent pour leur survie, dit-il. Selon lui, c’est l’escalade des coûts qui mènent à leur faillite.
Une taxe supplémentaire, c'est vraiment un coup dur, estime M. Ketchum, le gouvernement doit réexaminer cette fameuse taxe, réfléchir à son impact sur les petites entreprises et la reconsidérer.
Les réactions politiques
Les entrepreneurs ne sont pas les seuls à critiquer cette mesure du budget provincial. Selon le Parti conservateur, l'appel des entreprises dans la province n'est pas à prendre à la légère, et cette taxe menace les petites entreprises de la Colombie-Britannique.
Ce mardi, lorsqu’on lui a posé une question sur l’opposition d’entrepreneurs à l’élargissement de la taxe provinciale, le premier ministre David Eby a plutôt voulu assurer qu’il n’y aurait pas de remise de la taxe de vente harmonisée Je comprends qu’il y a des appels [de leur part] pour remettre la TVH, mais la réponse est non.
Il n’a cependant pas précisément parlé de la taxe de vente, mais a assuré qu’avec le budget, le gouvernement a fait de son mieux pour minimiser les conséquences sur les Britanno-Colombiens.
Il a tenu ces propos lors de l’annonce du dépôt d’un projet de loi pour créer un fonds d'investissement stratégique de 400 millions de dollars, destinés à des projets majeurs du secteur privé.


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