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LA QUESTION DU JOUR - Espoirs de tout un peuple, les Lions de l’Atlas entament ce Mondial par un choc explosif face au Brésil. Avec l’intention de marquer les esprits et d’assumer leur nouveau statut, quatre ans après une demi-finale historique au Qatar.
Passer la publicité Passer la publicitéOUI. Le Maroc ne peut plus se cacher. Quatre ans après leur épopée sur les terres qataries, les Lions de l’Atlas ont débarqué dans le New Jersey, où est établi leur camp de base, en qualité de sérieux outsiders. Voire plus. En 2022, la sélection maghrébine avait marqué l’histoire, devenant la première nation africaine à rallier le dernier carré d’une Coupe du monde. Au terme d’un parcours éclatant, marqué par les éliminations de l’Espagne (huitièmes de finale) et du Portugal (quarts), avant de céder, avec les honneurs, face aux Bleus de Kylian Mbappé (2-0).
Simple coup de chance, souffleront les plus médisants. Le Maroc s’est pourtant affirmé comme un pays majeur du football mondial, pointe à la 7e place du classement Fifa avant le début de cette édition 2026 (devant les Pays-Bas, la Belgique ou l’Allemagne) et présente une série de 29 matchs sans défaite, dans le temps réglementaire, au moment d’entrer en lice. Les champions d’Afrique (sous réserve de la décision du TAS), portés par leurs superstars Achraf Hakimi et Brahim Diaz, galvanisés par les présences des binationaux Issa Diop et Ayyoub Bouaddi et forts d’une solidité qui n’est plus à prouver dans l’entrejeu, ont toutes les cartes en main pour briller.
Donner le ton face au Brésil
Certes, le sinistre épisode de la Coupe d’Afrique des nations a marqué les esprits (et les cœurs) au pays. Dans l’œil du cyclone, Walid Regragui s’est même retiré de son poste de sélectionneur, seulement quatre mois avant l’ouverture du Mondial nord-américain. Le cerveau du parcours historique de 2022 a depuis été remplacé par Mohamed Ouahbi, tacticien aux ambitions offensives affirmées.
Au sein d’un groupe accessible (Brésil, Haïti et Écosse), le Maroc devra assumer son nouveau statut aux yeux du monde et résister à la pression populaire. Pour rêver d’une première étoile. Le choc explosif face à une Seleçao en manque de repères, dimanche à minuit, prévoit d’en donner le ton. «Le Brésil est un grand pays de football et possède des joueurs de qualité, mais on a montré qu’on en avait aussi. Il faudra les regarder dans les yeux et ne craindre personne», plante le sélectionneur Ouahbi.
En cas de première place, les Lions de l’Atlas pourraient, selon nos projections, affronter le Japon puis la Norvège, deux adversaires abordables, avant de se confronter à l’Angleterre en quarts de finale. Incontestablement, une sélection africaine est aujourd’hui en mesure de faire vaciller les mastodontes européens. «Il n’y a aucune limite à ce que cette sélection peut accomplir», promettait même Achraf Hakimi, en janvier dernier. L’heure est venue de le prouver.
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