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Près d'une semaine après s’être échappé d’une écurie de Boucherville, où il était potentiellement gardé dans l’illégalité, le kangourou Joey a finalement été capturé, mardi soir.
L'animal a été tranquillisé, puis installé dans un véhicule-ambulance du zoo de Granby, a appris Radio-Canada. Il avait été aperçu pour la dernière fois le long de l’autoroute 20, dans le secteur de Boucherville.
Le refuge de Galahad, un organisme affilié à la SPCA et spécialisé dans la protection des grands animaux, suivait le dossier depuis le début, par l'entremise de sa page Facebook, et a été le point de convergence des témoins ayant aperçu le marsupial.

Joey, le kangourou, dans les champs de Boucherville.
Photo : Erin Douglas
L’organisme a notamment relayé des informations selon lesquelles certains citoyens auraient tenté de capturer l'animal, une fort mauvaise idée, selon les spécialistes interrogés.
C’est hyper important que le public n'essaie pas de poursuivre l’animal pour l’attraper. Ça peut anéantir les chances qu’on réussisse à le faire de façon douce, a souligné la vétérinaire Claudia Gilbert, en entrevue à ICI RDI.
C’est un animal doux en général, mais qui peut devenir très agressif quand il se sent en danger.
Le kangourou roux est un marsupial connu pour ses vigoureux coups de pied, mais il y a aussi le risque de morsure ou de se faire griffer, selon Clifford Miller, copropriétaire du Zoo Miller, situé en Beauce.

Émilie Ferland et Clifford Miller sont les propriétaires du Miller Zoo, situé en Beauce. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Une opération critique
Claudia Gilbert avait aussi souligné qu'une opération visant à tranquilliser le kangourou à l'aide de fléchettes devait être menée avec doigté, sous peine de créer un stress énorme à l’animal et de déclencher un effort excessif de sa part. Il y aurait alors eu le potentiel de déclencher une myopathie de capture, un processus physiologique menant à la production de toxines dans le corps de l’animal et pouvant mener jusqu’à sa mort.

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Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a rappelé que la capture d'un animal exigeant un permis de garde était interdite au Québec.
Une situation qu'a déplorée la députée libérale de Mille-Îles, Virginie Dufour. Selon elle, le cas du kangourou Joey est l’exemple parfait d’une bureaucratie qui a perdu le sens des priorités.
Elle a souligné que la réglementation actuelle interdit de capturer un animal en détresse, mais le ministère est incapable d'identifier une personne autorisée à le faire, comme l'organisation Sauvage Animal Rescue. Le seul individu jugé apte à capturer Joey le [kangourou] serait celui qui le détenait illégalement et qui l’aurait laissé s’échapper, a déploré l'élue.
Quand le respect aveugle des règles devient plus important que le gros bon sens et le bien-être animal, il y a un sérieux problème au ministère de la Faune.
Pour Chamie Angie Cadorette, directrice générale du refuge Galahad, cette histoire aura permis à plusieurs personnes de voir d’un autre œil la réalité des animaux exotiques capturés, vendus et gardés de façon irresponsable et égoïste.
Les experts ne s'entendaient pas à savoir si Joey était un kangourou roux ou un wallaby, deux espèces appartenant à la famille des marsupiaux. Le MELCCFP a finalement confirmé, mardi, qu'il s'agissait d'un kangourou.


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