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Une étape importante est franchie ce jeudi avec la publication du cahier des charges de l’appel d’offres portant sur onze projets, répartis sur l’ensemble des façades maritimes.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès quelques brusques changements de mer qui ont déboussolé les acteurs du secteur, le gouvernement retrouve un cap avec la publication du cahier des charges de l’appel d’offres n°10 pour le soutien à l’éolien en mer (AO10) par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Concrètement, l’AO10 intègre onze projets répartis sur l’ensemble des façades maritimes, en Manche, Atlantique et Méditerranée. Ces parcs atteindront une puissance cumulée d’environ 10 Gigawatts (GW), dont 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant. Pour le gouvernement, le «développement de l’éolien en mer constitue l’un des piliers de la stratégie française pour l’énergie et le climat afin d’assurer la disponibilité de l’énergie à un coût maîtrisé et d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050». L’objectif est d’atteindre 45 GW à cet horizon, soit environ 20% de la consommation française d’électricité. Actuellement 2 GW sont en service et 4,8 GW en développement.
Un prix moyen de 100 euros du MWh
Face aux critiques qui s’élèvent, notamment sur le prix de l’électricité renouvelable, l’AO10 vise un prix moyen pondéré de l’électricité de 100 euros du mégawatt heure. Cette moyenne, qui avait déjà été évoquée, suscite de nombreuses interrogations chez les développeurs. Si le dernier appel d’offres pour de l’éolien posé a été attribué à 66 euros du MWh à TotalEnergies, le compte n’y est pas pour l’éolien flottant, une technologie moins mature, et dont le coût de production franchi allégrement les 200 euros du MWh. 100 euros du MWh, c’est aussi le prix visé par EDF pour ses futurs réacteurs EPR 2 .
En outre, «le cahier des charges intègre pour la première fois des critères d’éligibilité et de notation en ce qui concerne la résilience d’approvisionnement, issus du Net Zero Industry Act européen», explique le ministère de l’économie et ce afin de maximiser les retombées industrielles du développement de l’éolien en mer sur le territoire européen. La France dispose notamment de l’usine de Siemens Gamesa au Havre, spécialisée dans la production de pales de grandes tailles, destinées avant tout à ces parcs offshore.
Les candidats ont désormais quatre mois pour déposer leurs offres auprès de la CRE, qui les analysera avant de rendre son avis début 2027, en vue d’une attribution par la ministre chargée de l’énergie en février 2027.


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