La première unité de production d’eau potable sous-marine a été inaugurée en grande pompe début juillet sur la base industrielle de Mongstad, en Norvège. Le président et fondateur de l’entreprise Flocean, Alexander Fuglesang, n’est pas peu fier. «Notre innovation produit un million de litres d’eau par jour tout en réduisant la consommation énergétique du dessalement et en limitant les rejets chimiques», déclare-t-il. Encore en attente de validation de potabilité par les autorités de santé locales, cette technologie prometteuse est-elle une réponse durable à la pénurie d’eau douce, dans un contexte où le changement climatique accentue les sécheresses?
Selon les Nations unies, plusieurs milliards de personnes vivent déjà dans des régions confrontées au stress hydrique. Pour les îles et les Etats côtiers dépourvus de ressources en eau douce, transformer l’eau de mer en eau potable s’avère parfois incontournable. «Ces technologies sont désormais demandées sur pratiquement tous les continents, et le Moyen-Orient ne représente plus que 50% des capacités installées dans le monde», expliquaient déjà en 2022 Marc Antoine Eyl-Mazzega et Elise Cassignol dans leur rapport «Géopolitique du dessalement d'eau de mer», publié par l’Institut français des relations internationales.


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