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Environ 400 personnes ont manifesté dans les rues d'Alma, vendredi matin, dans le cadre du mouvement « Le communautaire à boutte ».
Les manifestants souhaitent dénoncer le sous-financement des organismes communautaires. Ils provenaient d'un peu partout dans la région.
La marche a eu lieu en marge de la grève de deux semaines du milieu communautaire qui s'étend à tout le Québec, comme l’explique le représentant régional du mouvement, Jean-Michel Gauthier-Robert.

Les manifestants voulaient dénoncer le sous-financement des organismes communautaires.
Photo : Radio-Canada / Meghann Dionne
En ce moment, notre financement est beaucoup par projet, et [en raison de] ça, pour nous, c’est difficile de pérenniser les services, a-t-il déploré. Si on veut aller dans la longévité, il faut faire confiance aux organismes qui ont l’expertise du terrain et qui sont des professionnels.
M. Gauthier-Robert estime que le milieu communautaire manque de soutien de la part du gouvernement.
C’est dur, honnêtement, mais on sent vraiment un appui de la population, a-t-il précisé. Surtout des bénéficiaires, des bénévoles, des travailleuses et des travailleurs. C’est incroyable, les gens sont motivés.
Des dizaines d’organismes sur place
De nombreux représentants de différents organismes ont participé à la manifestation. La coordonnatrice de la maison des jeunes Le Pentagone, à Normandin, Françoise Jobin, estime qu’il est de plus en plus difficile de travailler dans le communautaire de nos jours.
Plus ça va, plus les tâches augmentent et plus les subventions diminuent. On passe des heures et des heures à faire des demandes de subventions, des demandes d'aide financière. Pendant ce temps-là, on a de la difficulté à s'occuper de notre mission, a-t-elle mentionné. On a de la difficulté à recruter aussi du personnel, parce qu'on n'est pas compétitif avec les salaires. En gros, c'est pour nos jeunes, pour l'avenir de nos jeunes.

La marche a eu lieu en marge de la grève de deux semaines du milieu communautaire qui s'étend à tout le Québec.
Photo : Radio-Canada / Meghann Dionne
La directrice du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire (MEPAC) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Lynda Lalancette, croit que les élus n’auront plus le choix d’écouter les demandes des organismes.
Je sais que la semaine prochaine, il y a beaucoup de monde, ici, en autobus, qui vont monter à Québec, à l'Assemblée nationale, en espérant que ce soit des milliers de personnes. C'est mettre la pression, parce que ça commence, et ça ne lâchera pas. C'est vraiment juste le début, a-t-elle lancé.
Le message sera passé, selon Eric Girard
La marche a culminé devant les bureaux du député et ministre Eric Girard, qui était absent parce qu'il participait à une conférence de presse à Saguenay. En entrevue, il a tout de même admis qu'un meilleur financement était nécessaire.
Si je me rappelle, en 2018, quand nous sommes arrivés, on partait de loin, au niveau budgétaire, c’est vrai. On a monté quand même, on a rehaussé énormément le budget, mais il faut continuer. Les besoins ont explosé, les besoins alimentaires, en détresse psychologique… Donc, moi, je vais monter leurs voix à mon gouvernement.
Les deux semaines de grève du secteur communautaire se concluront le 2 avril, avec un grand rassemblement national à l'Assemblée nationale, à Québec.
Avec les informations de Meghann Dionne


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