Washington, le 4 février dernier. Sous la houlette du secrétaire d’Etat Marco Rubio, en présence notamment du vice-président J. D. Vance et de plusieurs membres du gouvernement américain, les Etats-Unis lancent une nouvelle phase de leur diplomatie sur les minerais stratégiques en réunissant des représentants de 54 pays et de la Commission européenne. La «Critical Minerals Ministerial 2026» a un objectif clair: sécuriser et diversifier les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Le Brésil en fait naturellement partie. «Avec 21 millions de tonnes, le géant sud-américain est le deuxième pays, après la Chine, qui possède les plus importantes réserves mondiales de terres rares», souligne Emanuel Pessoa, spécialiste de l’industrie minière brésilienne. «Soit 23% du total de la planète. Or sa production actuelle représente moins de 1% de son potentiel.» De quoi aiguiser les appétits des grandes puissances – et en particulier celui des Etats-Unis – en quête de ces minerais, utilisés notamment dans les véhicules électriques, les semi-conducteurs et la technologie militaire.


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