Il paraît que Freida McFadden existe, qu’elle écrit vraiment et qu’elle a beaucoup de lecteurs, ou plutôt de lectrices. On aurait plutôt parié sur la première autrice entièrement générée par l’intelligence artificielle (IA). Ce qui viendra sûrement, mais en attendant, il faut donc encore considérer la présente adaptation de son best-seller La Femme de ménage – dont les droits ont sûrement été acquis à un prix ridiculement élevé avec une option sur les suites – comme une œuvre. Pas facile. Il faut dire que, resté à l’écart du buzz, on pensait plutôt avoir affaire à un remake américain du film coréen du même nom d’Im Sang-soo (2010, lui-même remake d’un classique de 1960). Si seulement…
Comment expliquer cette expérience? Voici la mignonne Sydney Sweeney qui débarque dans la grande villa luxueuse d’Amanda Seyfried, répondant à une annonce pour une domestique. Le décor ressemble à un décor, la photo paraît d’une netteté 8K, l’écran beaucoup trop large, et les actrices jouent pour la galerie. C’est donc qu’il s’agit d’une comédie, style Barbie. D’ailleurs c’est réalisé par le sexagénaire Paul Feig, spécialiste du genre (Mes meilleures amies, Les Flingueuses, etc.). Mais plus le film avance et plus on se met à en douter. Et si la mise en scène était appuyée pour nous avertir d’un terrible danger? Ah bon, alors c’est un thriller horrifique. Débarque le mari idéal incarné par le bellâtre Brendon Sklenar. Et si c’était plutôt une romance style Harlequin?


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