Il faut plaindre les riches… Ce mardi, Guy Parmelin était à Berlin pour demander l’aide de l’Allemagne dans la question des droits de douane sur l’acier avec l’UE. Au Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), on s’affole que les futures directives européennes sur l’indemnisation des chômeurs frontaliers puissent nous coûter près d’un milliard de francs. A Genève, on implore toujours un signe de solidarité de la part de Paris dans la crainte des manifestations liées au G7 à Evian. Et ce mardi encore, dans Le Temps, le conseiller national Nicolas Kolly s’affligeait devant l’explosion économique et démographique de sa cité de Bulle, jadis bourg agricole.
La Suisse pleurniche. Victime de ses propres inconséquences. De sa richesse et de l’absence de véritables amis. «Wir jammern auf hohem Niveau», des gémissements de riches, disaient les Allemands dans les années 1990, quand ils ne pouvaient s’offrir à la fois des vacances à Ibiza et le dernier coupé Mercedes. Guy Parmelin, dont le parti, l’UDC, doit son envol au refus de l’Espace économique européen (EEE) en 1992, aura appris à Berlin que le chancelier Friedrich Merz n’a pas la stature politique, ni le poids européen, de son lointain prédécesseur Helmut Kohl. Cet avocat de la Suisse que le président Adolf Ogi avait su amadouer pour arranger nos relations avec Bruxelles. La Suisse a négligé, souvent irrité, nos amis allemands et européens. La diplomatie passe aussi par des liens personnels, chaleureux et de confiance avec les dirigeants européens. Il manque ces jours à Genève, avant le sommet d’Evian, les relations d’un Alain Berset avec le président Emmanuel Macron.


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