Il est si nécessaire de le rappeler: non, la science n’est pas une opinion! La science se contente d’établir les faits sur la base d’évidences disponibles, par exemple le fait que la Terre tourne autour du Soleil. Ce qui ne veut pas dire que cette évidence soit toujours la bienvenue et ne soit pas contestée par les pouvoirs établis qui se sentent menacés par les nouvelles connaissances, comme Galilée aurait pu en attester il y a quelques siècles. Alors que des canicules font souffrir le continent européen cet été, il n’est pas inutile de considérer cette question dans le cadre de la science climatique.
La méthode scientifique repose sur des développements théoriques et des observations. Dans le cas de la science climatique, la théorie faisant le lien entre le CO2 atmosphérique et le réchauffement global a plus de 100 ans, fondée sur les résultats du Suédois Svante Arrhenius en 1896. Svante Arrhenius n’était ni «woke», ni bobo, plutôt un «geek» qui était physicien et chimiste et reçut un Prix Nobel pour sa recherche. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, de nombreux scientifiques réalisèrent que la combustion croissante des énergies fossiles telles que le pétrole, le gaz et le charbon, induisait une accumulation de CO2 dans l’atmosphère, ce qui allait inéluctablement conduire à un réchauffement global important de l’atmosphère, des continents et des océans, et à des perturbations massives du climat. Deux des scientifiques ayant contribué à l’établissement des sciences modernes du climat, Syukuro Manabe et Klaus Hasselmann, ont reçu le Prix Nobel de physique en 2021. Leur recherche date des années 1960. Elle n’est donc pas récente; les bases de la recherche climatique reposent sur un socle solide de plusieurs décennies.


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