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Le Britannique était visé par une procédure pour faute grave, pour avoir engagé une relation sexuelle « inappropriée » avec son assistante. Cette révocation risque de fragiliser la juridiction, alors qu’elle est soumise à une pression croissante des Etats-Unis et d’Israël contre ses enquêtes sur les crimes commis dans les territoires palestiniens.

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La présidente de l’Assemblée des Etats parties à la CPI, Paivi Kaukoranta, au siège des Nations Unies, à New York, le 24 juillet 2026. La présidente de l’Assemblée des Etats parties à la CPI, Paivi Kaukoranta, au siège des Nations Unies, à New York, le 24 juillet 2026.

Ils se sont prononcés à bulletins secrets. Sur les 125 Etats membres de la Cour pénale internationale (CPI), 82 ont voté pour la révocation de son procureur, le Britannique Karim Khan, lors d’un scrutin organisé vendredi 24 juillet, au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU), à New York. Une majorité de 63 voix était nécessaire. L’Assemblée lui reproche d’avoir « engagé une relation sexuelle inappropriée » avec son assistante, considérée comme « un abus de pouvoir ou d’autorité » en raison des liens hiérarchiques entre le procureur et l’employée. Il est accusé de « faute grave » et de « manquement grave aux devoirs de sa charge ».

La décision met fin à une longue saga commencée fin avril 2024, alors que Karim Khan s’apprêtait à requérir des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, son ex-ministre de la défense, Yoav Gallant, et trois chefs du Hamas, Ismaïl Haniyeh, Yahya Sinwar et Mohammed Deif, tous les cinq poursuivis pour des crimes contre l’humanité commis dans la bande de Gaza. Les trois responsables du Hamas ont, depuis, été exécutés par Israël.

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