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Les taux d’intérêt américains sont la clef d’une reprise pour les scieries d’Arbec, qui attendent une relance du marché immobilier au sud de la frontière. À Port-Cartier, où une centaine de personnes ont été mises à pied récemment, la mairesse Danielle Beaupré est confiante de voir le contexte s’améliorer en 2026.
80 travailleurs syndiqués et 20 cadres ont été mis à pied par Arbec le 20 novembre, quand la scierie de Port-Cartier s’est arrêtée pour une durée indéterminée.
Il y a trop d’offre, pas assez de demande, et en conséquence, les prix du bois sont à la baisse, explique Julien Lampron, le premier vice-président pour le développement organisationnel du groupe Rémabec, dont Arbec est une des filiales.
La faible demande pour le bois d'œuvre s’explique quant à elle par un marché immobilier au ralenti aux États-Unis, lui-même causé par des taux d’intérêt trop élevés.

La scierie d'Arbec est au cœur d'un complexe forestier qui inclut la valorisation de résidus forestiers en biochar et en huile pyrolytique. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
À partir du moment où la construction résidentielle va repartir, les prix vont retrouver une certaine forme d’équilibre, selon M. Lampron. Il y a un lien direct, qu’on connaît tous, avec les taux d’intérêt, et c’est ce qu’on regarde.
Julien Lampron, citant le Conseil de l’industrie forestière du Québec, estime qu’il faudrait que les taux d’intérêt aux États-Unis baissent de 1 %. La Fed les situe actuellement entre 3,5 % et 3,75 %.
Les États-Unis constituent le marché principal du groupe Rémabec : les exportations qui y aboutissent représentent 80 % de son chiffre d’affaires.
Les tarifs américains sur le bois d'œuvre, qui s’élèvent à 45 %, ont souvent été montrés du doigt dans les fermetures en série de scieries à travers le Québec. Les prix bas ajoutés à des tarifs élevés font en sorte que notre compétitivité n’est pas au rendez-vous.
En attendant, Arbec essaie de fermer ses scieries en alternance à l’échelle du Québec, de manière à garder ses partenaires forestiers actifs. Si on relance nos scieries et qu’il n’y a plus personne pour effectuer les coupes, on ne sera pas plus avancé, souligne Julien Lampron.

Danielle Beaupré, la mairesse de Port-Cartier, reconnaît que le contexte actuel dans l'industrie forestière fragilise l'économie de sa ville. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté : Danielle Beaupré
Le vice-président partage d’ailleurs l’espoir de la mairesse Danielle Beaupré de voir les installations de Port-Cartier redémarrer en 2026.
D’autant plus que l’entreprise a des projets dans le collimateur, au sujet desquels Julien Lampron s’est montré laconique.
Lucide, Mme Beaupré reconnaît que le contexte économique actuel fragilise l’économie port-cartoise, dont plusieurs usines dépendent des résidus forestiers produits par la scierie d’Arbec.
Avec l'entrevue de Bis Petitpas à Bonjour la Côte


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