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Des mesures additionnelles sont mises en place à l'établissement carcéral de Trois-Rivières afin de prévenir les incursions de drones et les livraisons de marchandises illicites derrière les murs. Des équipements permettant la détection de drones sont en voie d'être installés.
Les agents de détention saluent ce geste, mais réclament qu'il soit accompagné d'un plan pour ajouter du personnel de surveillance dans le but de prémunir la prison de Trois-Rivières contre les drones.
Le ministère de la Sécurité publique (MSP), pour des raisons évidentes de sécurité, n'a pas voulu dévoiler la nature des moyens qui seront ajoutés pour faire face à ce phénomène. Il évoque au plus un accroissement des mesures de sécurité par la détection de drones.
Un contrat de 133 000 $ à cette fin vient d'être accordé à un entrepreneur en construction. Aux yeux des agents de détention, il s'agit certainement d'un geste qui est le bienvenu.
Clairement, et on le voit dans nos établissements où ça a été mis en place, on doit continuer à investir sur les technologies pour l'évolution de ces technologies-là, parce que , veut , veut pas,le crime organisé, les gangs de rue, ont des moyens parce que c'est un marché lucratif en détention, le trafic, mentionne le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie.
Pour les agents de détention, les choses ne doivent toutefois pas s'arrêter là.
En parallèle, on doit investir dans les ressources humaines parce que même s'il y a des drones qui viennent livrer puis, qu'on n'a pas d'effectifs en place parce qu'on procède à des coupures, parce qu'on manque d'effectifs, parce qu'on a de la misère à retenir nos gens en service, ça devient problématique dans les établissements. On ne peut pas, justement, intervenir auprès des livraisons, ajoute-t-il.
Quelle est la problématique à laquelle fait face la prison? La réponse obtenue explique que comme tous les autres établissements carcéraux à travers le monde, l'établissement de détention de Trois-Rivières fait face à une problématique de livraison d'objets prohibés à l'aide de drones.
En 2023, Québec avait annoncé une enveloppe de 36 millions de dollars sur cinq ans dans ses prisons, pour ajouter des équipements de sécurité notamment des scanners corporels.
Pendant ce temps, la construction de nouveaux pavillons cellulaires permanents se poursuit dans la partie arrière du périmètre carcéral. Ils comprendront 96 places et remplaceront des bâtiments préfabriqués installés en 2008 et qui ne devaient être que temporaires.
C'était un phénomène qui était propre à la région de Montréal, il y a une dizaine d'années, et qui s'est démocratisé dans l'ensemble de la province, explique Mathieu Lavoie.
Pour sa part, la police de Trois-Rivières observe que ça arrive occasionnellement, mais qu'il est difficile de prendre sur le fait des auteurs de ces trafics aériens. Le défi, surtout à la noirceur, reste de les trouver.

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Le reportage de Louis Cloutier
Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier


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