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Les dés sont jetés pour Dominic Hébert, ce Madelinot faisant face à la justice pour 18 chefs d’accusation pour des crimes à caractère sexuel perpétrés en ligne à l’endroit de personnes mineures. L’individu connaîtra sa peine en octobre, près de quatre ans après son arrestation.
L’homme de 27 ans était de retour au palais de justice de Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine, mardi et mercredi dernier. Alors qu’il avait déjà reconnu sa culpabilité par écrit auparavant, l’accusé a formellement enregistré un plaidoyer de culpabilité. Il a par la suite été déclaré coupable pour l’entièreté des chefs d’accusation portés contre lui par la juge de la Cour du Québec Janick Poirier.
Les recommandations sur la peine ont aussi eu lieu durant ces mêmes journées. Au niveau du ministère public, ce qu’on a demandé, c’est une peine de 48 mois d’emprisonnement ferme, résume Me Camille Méthot, procureure aux poursuites criminelles et pénales attitrée au dossier de M. Hébert.

Le palais de justice de Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
La défense a quant à elle plaidé en faveur d’une peine de deux ans moins un jour avec sursis, c’est-à-dire la peine maximale pouvait être purgée dans la collectivité. L’avocate de M. Hébert a également proposé une probation de 3 ans ainsi que 240 heures de travaux communautaires.
Lors de ces audiences, plusieurs proches de Dominic Hébert ont pris la parole pour témoigner. Selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales, l’individu de L’Étang-du-Nord a également lu une lettre de 24 pages dans laquelle il détaillait son quotidien depuis qu’il fait face à la justice.
La défense a par ailleurs déposé une requête lors des audiences de la semaine dernière pour contester la constitutionnalité de la peine minimale de six mois prévue pour l’infraction reliée au fait d’avoir rendu accessible du matériel sexuel explicite à un enfant.
La juge Poirier rendra sa décision sur cette demande le 5 octobre, moment où la peine de Dominic Hébert devrait également être prononcée.
Dominic Hébert utilisait, sous le couvert de pseudonymes, quatre comptes Snapchat différents. Dans de nombreux cas, il parlait de sexualité en ligne avec des personnes mineures en prétendant être un adolescent et leur demandait de lui fournir des images intimes d’elles.
L'individu menaçait par la suite de publier ces premiers clichés si la victime refusait de lui en fournir de nouveaux davantage explicites.


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