La Suisse peut-elle acheter des armes à l’Ukraine? Ou sa neutralité est-elle un obstacle? La semaine dernière, en réponse à une sollicitation du Temps, Armasuisse indiquait qu’il «n’existe actuellement aucune coopération en matière d’armement entre la Suisse et l’Ukraine». Sa porte-parole Lea Ryf précisait à ce propos qu’«il convient toutefois de respecter les dispositions légales en matière d’acquisitions et de neutralité, ainsi que les éventuelles sanctions». Pourquoi Berne met-elle le droit de la neutralité en avant lorsqu’il s’agit de l’Ukraine et ne la mentionne pas lorsqu’il s’agit d’Israël, deux pays en guerre?
«Il n’y a aucune différence dans l’appréciation juridique des marchés israélien et ukrainien en ce qui concerne une éventuelle acquisition de matériel de guerre», répond aujourd’hui Lea Ryf. La loi sur le matériel de guerre, les obligations de la Suisse en matière de neutralité ainsi que les sanctions éventuelles s’appliquent «quel que soit le pays fournisseur». Mi-juillet, le chef suisse de l’armement, Urs Loher, était en Israël pour évoquer divers projets d’acquisition d’armement en cours (drones, système radio). Il en avait profité pour se «renseigner» sur les dernières technologies en matière de lutte anti-drones. Aucun nouveau contrat n’a toutefois été signé.


1 day_ago
15




















.jpg)






French (CA)