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Alors que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse tente de stimuler le développement immobilier, des membres d'un comité législatif ont appris mercredi qu’il n’existe pas de taux d’inoccupation des logements abordables dans la province.
Actuellement, le taux d’inoccupation global se situe autour de 2,7 %.
Toutefois, cette donnée serait dopée par la disponibilité des logements dans les segments les plus coûteux, selon Trish McCourt, la directrice générale de l’Association pour le logement sans but lucratif de la Nouvelle-Écosse.
Elle affirme que la réalité est tout autre dans le segment des logements abordables.
Je devine que [ce taux d’inoccupation] est près de zéro, a indiqué Trish McCourt à CBC en marge d’une rencontre du comité des comptes publics à Halifax.
Selon elle, des Néo-Écossais qui pouvaient autrefois se permettre des logements haut de gamme doivent désormais se rabattre sur des logements plus modestes par manque de moyens, accentuant la pression sur ce segment du marché immobilier.
Nous obtenons l'information nécessaire
La gouvernement Houston a lancé plusieurs initiatives pour accélérer la construction d'habitations abordables. Il finance directement des logements publics, appuie des organismes sans but lucratif et n’hésite pas à intervenir dans le processus de planification urbaine de la Municipalité régionale d'Halifax, notamment.
Le sous-ministre de la Croissance et du Développement, Chris Morrissey, soutient que malgré l'absence d'une ventilation détaillée du taux d’inoccupation, son ministère collabore étroitement avec les municipalités et le secteur communautaire pour cibler les besoins.
Nous obtenons l'information dont nous avons besoin , a-t-il déclaré à CBC.
Chris Morrissey précise que son ministère utilise les mêmes indicateurs d’inoccupation des logements que ceux employés à l'échelle canadienne, tout en surveillant le développement économique et les coûts de construction pour orienter ses décisions.
Selon le sous-ministre, la hausse du taux d'inoccupation global, qui est passé de 1 % à 2,7 % ces dernières années, est bénéfique pour l'ensemble des Néo-Écossais.
De son côté, le député libéral, Iain Rankin, demande au ministère de trouver des moyens de ventiler les données afin d'obtenir des portraits précis par région et par segment de marché.
Trish McCourt estime que des données plus détaillées faciliteraient la planification de projets futurs, surtout lorsqu'il s'agit de prouver la nécessité de logements abordables au sein des communautés.
D’après le reportage de Michael Gorman, de CBC


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