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Le Cégep de Chicoutimi s’inquiète pour ses finissants en soins préhospitaliers d’urgence, puisque l’accueil de stagiaires ne s’inscrit pas dans les services essentiels garantis pendant la grève des paramédicaux.
Selon le directeur des études du cégep, Christian Tremblay, les heures de stage sont considérablement réduites depuis l’automne en raison des moyens de pression déclenchés en juillet.
Il n’y en a pas non plus à l’horizon pour cet hiver. On parle donc de 225 heures de stage , pour l’automne et l’hiver, qui sont en péril. Quelques heures seulement ont pu être faites dans les urgences des centres hospitaliers, a expliqué M. Tremblay à l’émission C’est jamais pareil.
Les paramédicaux syndiqués de la région ont effectivement ajouté les stages à leurs moyens de pression dans le but de faire avancer les négociations avec Québec, a pu confirmer Radio-Canada.
Ce qui est inquiétant pour le directeur, qui est aussi porte-parole des 11 établissements qui offrent le programme, c’est que les stages sont essentiels à la diplomation des étudiants. Une quarantaine de finissants sont touchés au Cégep de Chicoutimi.
On est très préoccupé. On suit la situation puisque, si on ne fait pas ces heures-là, on ne pourra pas diplômer nos étudiants en mai, a-t-il souligné.
Des démarches sont effectuées dans l’espoir de diminuer les conséquences pour les étudiants et d’éviter un trop gros engorgement dans les milieux de stage lors de la reprise, à la fin de la grève.
On travaille avec la santé publique nationale pour faire des représentations auprès du Tribunal administratif du travail afin que les stages ne soient pas considérés comme un moyen de pression, a expliqué Christian Tremblay.
Il a ajouté que des options sont possibles pour réussir à effectuer quelques heures, comme des stimulations dans les salles de classe, mais que les étudiants doivent absolument aller sur le terrain.
Les étudiants doivent être au front, dans des situations urgentes où il y a un vrai patient qui est en détresse respiratoire, par exemple. Il faut qu’il pratique leurs réflexes, a-t-il lancé.
Dans les dernières années, le ministère de l’Enseignement supérieur avait demandé aux établissements scolaires d’augmenter le nombre d’heures de stage, c’est pourquoi les conséquences de cette grève sont plus importantes pour les étudiants que dans le passé, selon Christian Tremblay.


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