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Certains membres de la communauté iranienne dans le Nord de l’Ontario expriment leur soutien aux opérations militaires menées par les États-Unis et Israël en Iran.
Nous sommes enfin heureux et pleins d'espoir. Chaque jour qui passe nous rapproche de la liberté, confie Massi Ali Mohammadi, un Iranien résidant à Sudbury depuis 2013.
Selon lui, le président américain, Donald Trump, a tenu sa promesse d'aide alors que des milliers d'Iraniens bravaient les rues cet hiver pour protester contre le régime autoritaire. Ces manifestations ont coûté la vie à des milliers de personnes.
Résident de Sudbury depuis 2020, Amir Hossein Zolfaghari salue les positions de Donald Trump et du premier ministre canadien, Mark Carney, visant à empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire.
J'aime ce qu'ils font et je l'apprécie énormément, déclare-t-il.
Pour lui, l'intervention militaire actuelle des États-Unis et d'Israël doit mener à un changement de régime.
Il place ses espoirs en Reza Pahlavi, le prince héritier en exil, affirmant que le peuple est prêt à suivre ses directives pour reprendre le pouvoir.
Cependant, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a répété que l'assaut n'avait pas pour objectif officiel un changement de régime, bien que lui et le président Trump aient confirmé que les opérations se poursuivraient indéfiniment.
Les experts tempèrent les attentes
Des experts interrogés soulignent toutefois qu'une transition politique sans troupes au sol demeure un défi de taille.
L'idée d'un déploiement massif de l'armée ou de la marine reste peu plausible, a confié à CBC Nicholas Drummond, analyste britannique du secteur de la défense.
L'Iran dispose d'une armée régulière imposante; mobiliser suffisamment de troupes pour la neutraliser ou rivaliser avec elle représenterait un défi logistique colossal.
M. Zolfaghari indique être sans nouvelles de ses proches en Iran, notamment de son frère, depuis le début des hostilités.
Les coupures d'Internet sont généralisées. Je ne peux pas le joindre, mais je garde l'espoir qu'il soit en sécurité, partage-t-il.
Mohammad Abdollahzadeh, restaurateur à Sudbury depuis six ans, voit dans l'intervention militaire américano-israélienne en Iran une mission de sauvetage nécessaire.

Selon Mohammad Abdollahzadeh, les récentes frappes américano-israéliennes ouvrent une brèche pour l'opposition iranienne, qui pourrait y voir une occasion de renverser le régime.
Photo : CBC / Jonathan Migneault
Selon lui, ces attaques offrent une occasion cruciale aux opposants au régime islamique pour passer à l’action.
Je suis convaincu que mon peuple peut désormais descendre dans la rue et renverser le pouvoir en place, dit-il.
Il fustige ceux qui condamnent ces frappes, leur reprochant leur silence lors de la répression sanglante des manifestants iraniens plus tôt cette année.
La guerre s’avérait imminente
Alexandre Bekhradi, un Iranien d'origine établi à Hearst, a accueilli avec surprise la nouvelle des frappes américaines. Il dit toutefois l'avoir reçue avec beaucoup de froid parce qu'on s'y attendait, malheureusement.
Selon lui, il fallait peut-être cette attaque-là.
Cela fait 47 ans que l'Iran et les États-Unis négocient dans différents domaines [...], ça n'a jamais donné un résultat positif pour le peuple iranien, déclare-t-il.
Bien que le guide suprême, Ali Khamenei, ait été éliminé le 28 février lors d'une opération d'envergure menée par les forces américaines et israéliennes, Alexandre Bekhradi estime que cela ne signe pas la fin du régime.
Comme dans beaucoup de systèmes dictatoriaux dans le monde, c'est une chambre d'intelligentsia, une chambre de réflexion qui gère le pays, dit-il.
Avec les informations de Jonathan Migneault, de CBC, et d’Éric Robitaille


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