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Alors que Mark Carney sera en visite officielle en Chine du 14 au 17 janvier, la Colombie-Britannique salue la volonté d'Ottawa de rebâtir des ponts commerciaux avec Pékin.
« C'est encourageant », a dit Ravi Kahlon, ministre de l'Emploi et de la Croissance économique de la Colombie-Britannique, en évoquant cette visite du premier ministre canadien.
« Je pense qu'il est important que le premier ministre [Mark Carney] fasse cela pour renforcer nos relations », at-il ajouté.
Ravi Kahlon fait partie de la délagation du premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, qui est déjà en route vers l'Inde, pour tisser des liens économiques avec ce pays qui deviendra la troisième économie mondiale.
Une mission économique de la Colombie-Britannique en Inde
Pour Ravi Kahlon, ces deux missions diplomatiques sont cruciales afin de trouver de nouveaux partenaires commerciaux parce que le Canada ne peut plus compter sur les États-Unis.
Si Ottawa souhaite renforcer sa collaboration avec Pékin dans les domaines du commerce, de l’énergie, de l’agriculture et de la sécurité internationale, la Colombie-Britannique veut vendre son bois d'oeuvre, son gaz naturel liquéfié (GNL) et ses minéraux critiques, comme l'indique Adrian Dix, ministre de l'Énergie de la Colombie-Britannique.
Comme le premier ministre David Eby et mon collègue Ravi Kahlon, j'espère que le premier ministre Mark Carney va promouvoir le GNL à faibles émissions de GES de la Colombie-Britannique et nos mines. Sans parler de l'expansion de Trans Mountain.
Qu'en est-il du sujet de l'ingérence?
Malgré cet optimisme, la Colombie-Britannique reconnaît que les relations avec l'Inde et la Chine ont été difficiles ces dernières années. En effet, il n'y a pas eu de visite d'un premier ministre du Canada en Chine depuis 2017.
Avec Pékin, les relations ont été houleuses ces dernières années, à cause notamment de l'arrestation et la détention des deux Michael, deux citoyens canadiens, entre 2018 et 2021.
Dans le cas de New Delhi, l'assassinat d'Hardeep Singh Nijjar, en 2023, avait mis à mal les relations diplomatiques entre l’Inde et le Canada, notamment après que le premier ministre canadien de l'époque, Justin Trudeau, eut déclaré que les services de sécurité canadiens détenaient des renseignements crédibles qui laissaient penser que cet assassinat avait été ordonné par le gouvernement indien.
Une manifestation de Sikhs à Victoria
La mission économique de la Colombie-Britannique a été accueillie froidement par le groupe Sikhs for Justice, qui a tenu une manifestation jeudi à Victoria. Il aurait souhaité un gel des relations avec New Delhi, au moins jusqu'à la fin de l'enquête en cours de la GRC sur le meurtre du leader sikh.
Toutefois, selon des experts, le Canada doit trouver le moyen de contrer l'ingérence des pays étrangers tout en développant des relations économiques.
Ainsi, selon Jinny Sims, une ancienne ministre néo-démocrate, l'intervention militaire américaine au Vénézuéla et les menaces d'annexion du Groenland du président Donald Tump forcent le Canada à repenser ses relations internationales.
C'est une question de survie économique et de sécurité nationale. Nous ne pouvons plus dépendre des États-Unis comme c'est le cas présentement.
La vice-présidente de la Fondation Asie Pacifique du Canada, Vina Nadjibulla, évoque pour sa part les tarifs douaniers (nouvelle fenêtre) entre le Canada et la Chine, notamment sur les véhicules électriques, le canola et le porc.
Selon elle, même si Ottawa doit stabiliser sa relation avec la Chine, il ne doit cependant pas dépendre de ce pays: Le Canada doit surtout se tourner vers d'autres démocraties, comme le Japon et la Corée du Sud.
C'est ce que nous faisons, affirme Ravi Kahlon, qui souligne que la Colombie-Britannique a obtenu deux contrats pour vendre son bois en Chine et en Inde.


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