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Prime Video met en ligne ce 29 juillet un thriller qui n’a rien d’original ni de trépidant. On a tout de même fini par lui trouver une qualité.

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« La Bouche du Diable » se déroule dans des paysages paraidiaques de ThaÏlande
Vous n’aimez pas nager en pleine mer parce que vous avez peur d’y croiser un grand blanc aux dents acérées ? En principe, La Bouche du Diable, en ligne sur Prime Video ce 29 juillet ne devrait pas aggraver le problème. Dans la grande famille des films de requins, celui-ci est loin d’être l’un des plus réussis ; à vrai dire, il n’est même pas vraiment flippant.
Difficile de faire mieux, ou même aussi bien que les grands classiques du genre que sont Les dents de la mer, Peur Bleue ou encore The Reef. Pourtant, chaque année, Hollywood s’acharne à retenter le coup avec un ou plusieurs nouveau « films de requins ».
Parfois, ça fonctionne, comme avec le thriller australien présenté à Cannes Dangerous Animals, parfois c’est assez too much pour séduire comme le surprenant nanar Nature prédatrice sorti sur Netflix en avril, ou encore le classique Sharknado. Parfois pas, et La Bouche du diable appartient à cette catégorie dans laquelle on range volontiers Sous la Seine, malgré le carton d’audience que le film français a offert à la plateforme de streaming.
La Bouche du Diable met en scène une bande d’étudiants américains en vacances en Thaïlande, qui décident d’aller visiter de célèbres grottes inondées. Problème, à la suite d’une violente tempête, celles-ci abritent un grand méchant requin. Vous vous en doutez, les jeunes touristes et leur gentil guide vont évidemment se faire croquer les uns après les autres.
Sur le papier, pourquoi pas, ça n’avait pas encore été fait. Le casting composé de visages bien connus des amateurs de séries pour ados était par ailleurs plutôt attrayant : Kathryn Newton de Big Little Lies, Gavin Casalegno de L’été où je suis devenue jolie, Lana Condor de A tous les garçons que j’ai aimés.
Malheureusement, ça fait flop, enfin plouf. En cause notamment, des dialogues encore plus niais que ceux auxquels on s’attendait, des retournements de situation capillotractés à l’extrême, pas ou peu de « scare jumps », des morts qui frôlent le ridicule, et enfin, un requin bouledogue au rabais qui se prend pour un poisson volant.
Thriller touristique
Mais, mais, mais, le film réalisé par Jeff Wadlow comporte cependant un point positif certain : ses décors. Le long-métrage a été tourné en Thaïlande, et plus spécifiquement dans le nord du pays dans la province de Krabi et Chiang Mai. Si le système de grottes immergées du film n’existe pas en réalité tel qu’il est présenté, le pays d’Asie du Sud-Est recèle de multiples lieux similaires ouverts aux touristes.
On pense par exemple à la grotte Tham Lod qui se visite en partie sur des radeaux de bambou, et permet d’observer à la lumière des lampes sur plus de 1,5 km de stalagmites et stalactites préhistoriques. On pense également à la Emerald Cave ou cave de Morakot, à laquelle, comme dans le film, on accède en nageant sous la roche accompagné d’un guide. Idem pour la célèbre Diamond cave, surnommée ainsi en raison des parois scintillantes de la roche calcaire. Une grotte qui, comme l’une du film, abrite des milliers de chauves-souris. Difficile aussi de ne pas avoir envie de planifier ses prochaines vacances devant les scènes de dîner sur la plage, de croisière en yatch de luxe dans les eaux cristallines, ou les panaromas des deux montagnes jumelles de Khao Khanap Nam.
Si le film d’horreur The Descent nous avait vaccinés pour deux décennies de toute envie de faire de la spéléologie, La Bouche du Diable a réparé à sa façon ce trauma de longue date. À défaut de nous avoir fait sursauter ou frissonner, ce film de requin(s) nous a même donné envie de voyager.


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