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DÉCRYPTAGE - De nouvelles analyses montrent qu’une onde réfléchie du tremblement de terre historique de Tohoku avait réactivé à son retour plus de 3 000 km de failles. L’énergie libérée fut équivalente à celle d’un séisme de magnitude 7,5.
En 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 frappe le nord-est du Japon. Le puissant séisme déclenche un tsunami dont la hauteur atteint 30 mètres par endroits. La vague pénètre parfois jusqu’à 10 km à l’intérieur des terres, ravageant 600 km de côtes. Plus de 20 000 personnes trouvent la mort. Inondée, la centrale de Fukushima devient le théâtre d’une des pires catastrophes nucléaires de l’histoire, après Tchernobyl. « Cette triple catastrophe était totalement inattendue, car le risque sismique au nord-est du pays avait été largement sous-estimé jusque-là », se souvient Jean-Paul Montagner, professeur émérite de géophysique à l’Institut de physique du globe à Paris. Une nouvelle leçon d’humilité devant la puissance et l’imprévisibilité des forces tectoniques, d’autant plus édifiante qu’elle touchait un des pays les mieux préparés à cet aléa.
Quinze ans plus tard, le séisme de Tohoku, pourtant déjà très étudié, continue de livrer ses secrets. En se penchant sur les sismogrammes…


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