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Selon Mediapart, le président argentin d’extrême droite pourrait être l’un des invités du grand rendez-vous patronal organisé fin août à Paris.

LUIS ROBAYO / AFP
Javier Milei (ici en mai dernier à Buenos Aires), président argentin élu en 2023 et défenseur d’un programme économique radical, est attendu par le Medef pour son grand rendez-vous de la rentrée.
La venue n’est pas encore officiellement confirmée, mais elle fait déjà beaucoup de bruit. Selon les informations de Mediapart, Javier Milei a été invité à participer aux universités d’été du Medef, prévues les 26 et 27 août prochains à Paris. Le président argentin pourrait figurer parmi les invités de marque de cette édition placée sous le thème du « courage ».
L’information a immédiatement déclenché une salve de réactions à gauche. Plusieurs responsables politiques ont dénoncé le choix de l’organisation patronale d’ouvrir sa tribune à celui qu’ils considèrent comme l’une des principales figures d’extrême droite internationale.
Le député LFI de Marseille, Manuel Bompard, a ainsi fustigé une invitation offrant une visibilité à des « ignominies » évoquant les positions de Javier Milei sur le climat, les droits LGBT ou encore la dictature militaire argentine. Le coordinateur de La France insoumise s’est également demandé si « les 150 000 dirigeants adhérents au Medef sont d’accord avec cette initiative. »
Jean-Luc Mélenchon a lui aussi vivement réagi, voyant dans cette invitation un rapprochement entre le patronat français et le dirigeant argentin. Le fondateur de La France insoumise a notamment associé Javier Milei à la remise en cause des droits sociaux et des politiques environnementales. « C’est ça le compromis social dans la macronie patronale : la tronçonneuse des droits sociaux, le négationnisme écologique ? »
Un signal politique ?
Au Parti socialiste, Olivier Faure a demandé si le Medef confirmait cette invitation et estimé qu’elle illustrait ce que pourrait être, selon lui, une politique économique inspirée par l’extrême droite.
Même tonalité chez Clémentine Autain. La députée décrit Milei comme l’une des figures de « l’internationale néofasciste » et accuse le grand patronat de dérouler le tapis rouge à un courant politique qu’elle juge dangereux. « Le grand patronat choisit le tapis rouge pour un camp politique qui nous emmène vers la guerre civile. Gravissime. »
Interrogé par Mediapart, le Medef défend toutefois cette invitation. L’organisation patronale assure qu’inviter une personnalité politique étrangère ne revient pas à approuver l’ensemble de ses positions et estime qu’il est légitime de permettre au public de se faire sa propre opinion. Le patronat met également en avant le fait que Javier Milei a été démocratiquement élu dans son pays.
Arrivé au pouvoir fin 2023, Javier Milei s’est fait connaître par son programme de réduction massive des dépenses publiques, symbolisé par sa célèbre tronçonneuse brandie lors de ses meetings.


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