Il a passé sa carrière à traquer ce qui, précisément, ne doit jamais arriver. Les scénarios extrêmes, les défaillances invisibles, les chaînes de responsabilités qui rompent là où l’on croyait le système solide. Lorsque survient un drame lié à la sécurité d’un établissement ouvert au public, Denis Froidevaux fait partie de ceux que l’on écoute.
Ancien commandant de police, chef du Service de la sécurité civile et militaire du canton de Vaud et de l’état-major cantonal de conduite, brigadier de milice ou encore spécialiste de la gestion de risques et de crise, Denis Froidevaux connaît intimement ce terrain-là. «La sécurité incendie, les processus d’intervention, la formation du personnel, la vérification des installations par des experts compétents ont toujours été au centre de nos préoccupations, témoigne-t-il. Constater qu’un événement de cette nature peut se produire sous nos latitudes est révélateur d’un grave dysfonctionnement, probablement dû à des manquements en série et à tous les niveaux. La justice le dira.»


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