Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«L’Europe a-t-elle compris qu’elle devait produire la matière de sa puissance ?»

3 hour_ago 21

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

FIGAROVOX/TRIBUNE -  Alors que l’Europe durcit sa réponse face aux surcapacités mondiales dabs l’acier, une question plus large se pose : peut-elle se permettre d’abandonner son industrie lourde ? Derrière le débat sur les coûts, l’énergie ou le climat, se joue en réalité un choix de souveraineté, estime Mathias Girard, directeur Affaires publiques dans l’industrie.

Mathias Girard est directeur des Affaires publiques France et Europe de France Chimie


Mercredi, la Commission européenne a présenté de nouveaux quotas d’importation d’acier pour répondre aux surcapacités mondiales avec pour objectif de faire remonter l’utilisation des capacités européennes. Ce qui se joue aujourd’hui dans l’acier vaut-il aussi pour le reste de l’industrie lourde ? Ce premier durcissement de sa politique commerciale est-il le signe que l’Europe a enfin fait un choix structurant : celui de produire la matière de sa puissance, plutôt que de persévérer dans un fatalisme post-industriel ?

Passer la publicité

Ce fatalisme se retrouvait dans les mots de Pierre Régibeau, ancien économiste en chef de la direction générale de la concurrence de la Commission, qui déclarait en 2023 : « Si l’industrie lourde européenne disparaît, qu’il en soit ainsi ». Il poursuivait en s’interrogeant sur l’utilité de produire de l’acier de base en Europe, alors que l’Indonésie pouvait le vendre trois fois moins cher. Il ne s’agit pas d’attribuer cette position à la Commission, dont les initiatives récentes vont plutôt dans le sens d’une politique industrielle, mais de regarder en face une tentation réelle du débat public européen : laisser partir une partie de l’industrie lourde au motif qu’elle coûte trop cher et qu’elle émet du CO2.

Cette tentation a sa version policée. En 2023, des chercheurs de Bruegel s’interrogeaient sur la possibilité d’externaliser de façon permanente certains segments qui consomment beaucoup d’énergie. En 2025, d’autres auteurs du même institut défendaient l’idée qu’il pourrait être plus rationnel d’importer des produits primaires énergivores, comme l’ammoniac ou le méthanol, plutôt que l’énergie propre nécessaire à leur fabrication. Le raisonnement aurait sa cohérence : l’énergie coûte cher en Europe, la contrainte climatique oblige à transformer les procédés et les surcapacités mondiales écrasent les prix.

Certains y voient même une destruction créatrice au sens de Schumpeter. Des industries anciennes disparaîtraient pendant que d’autres naîtraient ailleurs, comme si les fermetures actuelles d’usines étaient contrebalancées par des remplacements de capacités en Europe et non dans d’autres parties du monde. Lorsqu’une production quitte l’Europe pour renaître ailleurs, ce n’est pas une destruction créatrice mais une destruction importatrice.

Il ne s’agit évidemment pas que l’Europe produise tout sur son sol. L’autarcie serait une impasse. Gageons néanmoins que l’abandon organisé d’un socle industriel et technologique en serait une autre. Si l’industrie a un coût, la garder chez nous n’a pas de prix et ce, pour cinq évidences.

Il y a d’abord une évidence industrielle. On ne conserve pas durablement l’intelligence d’une filière en renonçant à sa matière. L’innovation naît du contact avec l’usine : on améliore un acier en le produisant, un procédé chimique en le pilotant, une batterie en l’industrialisant. Le rêve du « pays sans usine » de ceux à qui l’histoire a donné tort y – politiques comme patrons – oublie que la conception finit par suivre la production lorsqu’elle en est séparée trop longtemps.

Passer la publicité

Il y a ensuite une évidence économique. Une industrie solide tire un pays vers le haut. L’Organisation des nations unies estime que chaque emploi direct dans l’industrie manufacturière crée en moyenne 2,2 emplois dans d’autres secteurs, soit trois fois plus que les services. Pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en 2024, les industries manufacturières représentaient 27 milliards d’euros du budget recherche et développement en France, soit 64% du budget recherche et développement total des entreprises !

Une évidence de cohésion territoriale, évidemment. L’industrie crée des emplois qualifiés, soutient des salaires élevés, et entraîne avec elle des sous-traitants, de la logistique, des commerces, des écoles. L’usine est donc souvent le cœur battant d’un bassin de vie. Lorsqu’elle disparaît, le choc dépasse ses murs, le pouvoir d’achat recule et l’avenir se rétrécit. Sans industrie lourde, un pays ne devient pas plus agile mais plus fragile.

La chimie européenne offre ici un exemple brutal. En 2008, la Chine représentait 19% du marché mondial de la chimie et l’Europe 23%. Moins de vingt ans plus tard, la Chine approche 46% quand l’Europe tombe à 13%. La géographie industrielle du monde évolue sous nos yeux. Certains sites uniques en Europe, fragilisés par une concurrence déloyale, ont récemment fermé, conduisant à une perte définitive de savoir-faire et une dépendance inexorable aux importations.

Ce qui introduit la quatrième évidence, la souveraineté. Sans industrie lourde, l’Europe dépendrait des autres pour ses infrastructures, ses transports, ses médicaments, ses batteries, ses câbles et sa défense. La souveraineté commence dans les aciéries, les fonderies, les cimenteries et les usines de la chimie, ces lieux peu célébrés qui donnent une consistance matérielle à la maîtrise du destin d’un peuple. Le prix de la souveraineté dépasse donc le seul prix d’achat. Le gaz russe paraissait bon marché jusqu’au jour où il est devenu une arme géopolitique. Importer certains principes actifs semblait rationnel jusqu’à ce que la pandémie révèle la fragilité des chaînes de valeur de la production de médicaments.

La dernière évidence est climatique. Délocaliser une industrie ne revient pas à supprimer ses émissions de CO2, seulement à les délocaliser elles aussi. Une Europe qui fermerait ses sites pour importer les mêmes produits depuis des pays où l’énergie est plus carbonée et les normes moins exigeantes ne sauveraient pas le climat. Elle verdirait ses statistiques sans réduire son empreinte carbone réelle, voire en l’aggravant. Rappelons que la moitié de l’empreinte carbone française vient des importations et que les importations françaises sont plus carbonées par euro que la production intérieure. La vraie ambition climatique consiste à moderniser les sites, à produire avec une énergie peu carbonée, à recycler davantage et à financer les procédés innovants.

Il est indispensable de maintenir notre industrie amont sur notre territoire.

Mathias Girard

Passer la publicité

De ces diverses évidences, naît une conclusion. Il est indispensable de maintenir notre industrie amont sur notre territoire. Pour ce faire, il faut la protéger face aux pratiques déloyales, lui redonner des marges de manœuvre dans la compétition mondiale et lui permettre d’innover. Cela suppose un accès à une énergie bas-carbone bon marché, une transformation des outils de défense commerciale pour les adapter aux distorsions mondiales, un effort d’investissement accompagné, une commande publique attentive au contenu industriel européen, une jeunesse formée aux métiers de l’industrie et la simplification d’un dispositif administratif devenu trop complexe.

L’avenir de notre industrie, de l’amont à l’aval, de l’industrie lourde aux produits manufacturés, conditionnera la maîtrise que nous aurons de notre destin. Cette question devra être centrale dans les débats des élections présidentielles et législatives de 2027 et les Français doivent pouvoir se positionner en connaissance de cause sur l’avenir de leur industrie, dont découlera en partie le déclassement ou le sursaut de la France.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway