Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

L’été va-t-il rimer avec anxiété plutôt que légèreté ? « On est entré dans un territoire inconnu »

3 hour_ago 5

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Life 29/07/2026 16:19

INTERVIEW

Entre canicules et incendies, cet été 2026 n’a rien d’une belle saison et risque d’avoir des conséquences psychologiques. Explications avec la psychologue et chercheuse Hélène Jalin.

 ce qui se passe depuis cinq ans devient la nouvelle réalité, et on oublie ce qui s’est passé avant », pointe Hélène Jalin.

THIBAUT DURAND / Hans Lucas via AFP

« Il y a une forme d’amnésie environnementale : ce qui se passe depuis cinq ans devient la nouvelle réalité, et on oublie ce qui s’est passé avant », pointe Hélène Jalin.

« Dès qu’il y a un petit peu de soleil, je fais des crises d’angoisse », confiait Noémie au HuffPost en juillet, dans un témoignage sur l’anxiété générée par les vagues de chaleur qui s'enchaînent depuis le mois de mai. Quelques semaines plus tard, le tableau n’est pas plus optimiste alors que la quatrième canicule vient faire courir le risque d’une aggravation du mégafeu en Gironde.

À mi-chemin des vacances scolaires, le bilan de l’été 2026 est déjà lourd, et s’accompagne d’images bien éloignées des parasols et cahiers de vacances habituels. Couvertures de survie aux fenêtres, poissons morts dans des eaux trop chaudes, cartes météos écarlates… Des conséquences du réchauffement climatique qui risquent de devenir de plus en plus fréquentes : si rien ne change, ce type de vague de chaleur se produira quasiment une année sur deux à l’horizon 2100, selon les prévisions.

Les mois d’été, traditionnellement associés aux longues journées ensoleillées et aux congés, vont-ils se transformer en source d’angoisse météo et d’éco-anxiété ? Le HuffPost a posé la question à Hélène Jalin, psychologue et chercheuse documentant nos réactions psychologiques face au réchauffement climatique.

Le HuffPost. Entre les températures et les incendies, on peut avoir l’impression que cet été 2026 est un moment particulier, un « point de bascule » où le réchauffement climatique est devenu concret. Est-ce qu’il restera dans les mémoires ?

Hélène Jalin. Il y a eu d’autres étés compliqués, mais celui-ci nous marquera probablement spécifiquement. Déjà, parce qu’avant on parlait de « la » canicule, on en vivait une ou deux dans l’été. Là, on en enchaîne quatre. Il y a aussi les conséquences sur le vivant, dans le Grand Est, les équarrisseurs ont dû enterrer énormément d’animaux morts à cause de la chaleur, en Gironde, la taille du feu est gigantesque. J’en parlais avec une personne qui a un bébé de quelques semaines, et qui disait qu’à moins de deux mois, son enfant avait déjà vécu quatre canicules et deux évacuations.

Mais sur le « point de bascule », je ne suis pas aussi optimiste, surtout quand certains médias comme Cnews font la part belle au climatoscepticisme.

Quelles conséquences psychologiques cet été produit-il déjà sur nous ?

Les canicules et les chaleurs extrêmes nous prennent au corps, et génèrent beaucoup d’anxiété. À Nantes, où je vis, on a eu trois mois de pluie cet hiver, puis, dès qu’il a commencé à faire meilleur, le moment où on a besoin de sortir et de voir du monde, on a subi la canicule. On s’est retrouvés enfermés chez nous, avec des couvertures de survie sur les fenêtres. Parmi ma patientèle, j’ai des personnes qui me disent « on m’a privé de mon été, privé de mon mois de juin qui est une période habituellement pleine d’activité sociale, et là, on a été cloîtrés chez nous parce qu’il fait trop chaud ». Certaines personnes font aussi le parallèle avec le Covid et les confinements. D’autres prennent conscience du réchauffement climatique, et subissent un effet de sidération.

Non seulement il y a plus d’atteintes à la santé mentale, mais en plus, nous sommes aussi privés de moments de joie nécessaire avec les annulations de concerts, de festivals, de prides.

Pour les personnes éco-anxieuses, cela doit être encore plus difficile ?

Je fais partie d’un groupe appelé le RAFUE (Réseau des professionnels de l’Accompagnement Face à l’Urgence Écologique), et nous avons eu beaucoup plus de demandes de consultation par des personnes éco-anxieuses, qui représentent quand même 10 millions de personnes en France, et qui vivent un été très compliqué.

L’angoisse est déjà présente parce que les politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux du réchauffement climatique, mais cet été, on est entré dans un territoire inconnu, quelque chose devient réel. Les fantasmes de fin du monde déjà très présents chez les éco-anxieux prennent une nouvelle ampleur. On a constaté des effets de sidérations, des épisodes de déréalisation - le fait de vivre comme dans un état second, sans réussir à comprendre notre vie. Il y a des très grosses détresses, accentuées par les symptômes physiques de la chaleur et les difficultés à rafraîchir le corps.

Ces angoisses vont-elles se projeter sur les étés à venir, et faire de la saison chaude une période non plus légère, mais effrayante ?

Pour certains éco-anxieux, c’est déjà le cas : certaines personnes que j’accompagne en thérapie me disent scruter tous les modèles climatiques dès le mois de juin chaque année. Le bilan va aussi être difficile, avec le nombre de morts déjà très élevé, les conséquences pour la santé des incendies et des fumées.

Mais l’anxiété par anticipation, c’est quelque chose sur laquelle la recherche a encore très peu de recul. Ce qu’on peut dire, c’est que les feux de forêt et autres événements climatiques extrêmes sont traumatisants, surtout pour les enfants. Ils peuvent générer des syndromes post-traumatiques, mais aussi de l’anxiété. Revenir chez soi après une évacuation, par exemple, et se dire que ça peut recommencer chaque été, c’est ne plus vivre dans un environnement sécurisant.

Certaines recherches menées avec les agriculteurs, pour qui les changements des étés et des hivers sont très perceptibles, montrent que cette anxiété par anticipation est aussi présente. Mais dans la population générale, c’est plus difficile à anticiper. Est-ce que, dès les premières gouttes de pluie, on aura oublié ?

Il y a une forme d’amnésie environnementale : ce qui se passe depuis cinq ans devient la nouvelle réalité, et on oublie ce qui s’est passé avant. Les canicules vont devenir notre « nouvelle normalité », comme les hivers sans neige dans certaines régions alors qu’avant, il y en avait.

Est-ce que cet été peut faire effet de « déclic » dans la prise de conscience du réchauffement climatique ?

Ce que montrent les études sur les mégafeux aux États-Unis, c’est que les gens qui l’ont vécu gardent la mémoire de l’incendie, mais ne font pas forcément le lien avec le réchauffement climatique, les politiques environnementales.

À cela s’ajoute le déni implicatif. C’est le fait d’être conscient des enjeux, de reconnaître l’existence du réchauffement climatique, mais sans en accepter les causes. Cela permet d’accepter des politiques d’adaptation, mais pas celles d’atténuation. C’est une grande proportion de la population qui admet la réalité, qui admet son origine humaine, mais qui ne change pas ses actions au quotidien, ses votes, qui tolère très peu de contraintes et se contente du tri sélectif, par exemple.

Mais, si le déni est un symbole de l’immobilisation, l’éco-anxiété, comme les émotions, poussent à agir. Après cet été atroce, si plus de personnes sont éco-anxieuses, cela nous appellera peut-être à ce « point de bascule ».

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway