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L’incertitude quant à l’avenir de l’usine de Kénogami, qui vient tout juste de rouvrir après un autre arrêt temporaire, préoccupe maintenant les travailleurs de l’usine de Domtar à Alma.
Bien que cette usine ne soit pas menacée de fermeture à court terme, le syndicat des travailleurs considère qu’elle pourrait aussi être touchée d’une certaine façon s’il arrivait quelque chose aux barrages ou à l’usine de Kénogami.
C'est plus le moyen, puis le long terme. Si on perd les barrages parce qu'ils ferment Kénogami parce que c'est ce qui est écrit dans les baux, tu fragilises la valeur [de l’usine d’Alma], tu n'as plus de courant. C'est tout ça aussi qui inquiète les gens, a expliqué le président du Syndicat national des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers d'Alma, affilié à la CSN, Daniel Munger.
Tout comme les travailleurs de l’usine de Kénogami, ceux d’Alma déplorent de ne pas avoir été invités à la table de travail mise en place par des élus en collaboration avec Domtar.
Plus ça avance, plus on se demande ce qui se passe parce que là, quand tu es exclu, bien tu te fais des scénarios peut-être négatifs. Je me fais des scénarios négatifs par rapport aux barrages, donc c'est sûr que je vais plus m'en mêler puis, dans les prochaines semaines, on va s'activer dans ça, a précisé M. Munger.
Le président a bon espoir que les personnes qui participent à la table de travail changent d’avis et finissent par inviter les syndicats.
Daniel Munger aimerait aussi rencontrer la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ainsi que le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Bernard Drainville, pour avoir une discussion et, surtout, obtenir des explications concernant le fonctionnement des baux qui touchent les barrages exploités par Domtar dans la région.


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