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Le projet d'ouverture d'un Primark dans la Galerie Barneoud provoque l'ire des maires des communes de Cabriès et des Pennes-Mirabeau. Ils s'opposent à l'arrivée de l'enseigne.
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Par Melanie Faure Publié le 11 juil. 2026 à 6h02
Un Primark à Plan de Campagne ? Non merci pour ces deux maires des Bouches-du-Rhône. Et il faut dire qu’ils sont les premiers concernés. Amapola Ventron et Romain Amaro sont à la tête de Cabriès et des Pennes-Mirabeau, communes qui se partagent l’immense zone commerciale aux 50 millions de visiteurs par an, et s’inquiètent des répercussions de l’arrivée du géant du prêt-à-porter irlandais dans la galerie marchande de Barneoud, qui entreprend de grands travaux pour insuffler un nouveau souffle.
Un « déséquilibre » dans la zone
Lundi 6 juillet 2026, une « motion pour une zone commerciale responsable et engagée dans la transition écologique et le développement économique durable » a été votée en conseil municipal de Cabriès. Ce qui est pointé du doigt ? La « fast fashion » qui favorise la « surconsommation », génère des déchets « non valorisables » et provoquer un « déséquilibre […] au détriment des enseignes existantes ».
« Une enseigne qui crée 50 emplois directs mais provoque, par l’effondrement des commerces environnants, la disparition de 100 à 150 emplois indirects, génère un bilan net négatif pour le territoire et ses habitants », pointe du doigt Amapola Ventron (sans étiquette) dans un document remis à actu Marseille.
40.000m² vacants
Une opposition à laquelle participe activement Romain Amaro. Le maire (DVD) des Pennes-Mirabeau estime que l’arrivée de Primark ne s’inscrit pas « dans la réflexion globale pour Plan de Campagne ». « On a déjà vu comment ça s’est passé au BHV à Paris avec SheIn, nous confie-t-il ce vendredi 10 juillet. Et à Grand Littoral, où la galerie est morte depuis l’arrivée de Primark. On redoute des conséquences pour les commerces de textiles à petits prix, tels que Kiabi et Célio. »
Autre couac, selon l’édile : construite une extension de la galerie, plutôt que d’utiliser les espaces existants. « Nous avons 40.000m² vacants. Pourquoi ne pas exploiter cette surface ? On ne veut pas un seul mètre carré de surface commerciale supplémentaire. »
Autre enjeu selon Romain Amaro : offrir une zone commerciale plus agréable pour les visiteurs. « Il faudrait plutôt mettre l’accent sur la végétalisation. »

Barneoud réagit
Interrogée par actu Marseille, la direction du groupe Barneoud se réjouit de l’intérêt de la marque pour Plan de Campagne. « C’est une excellente locomotive qui aura des retombées positives pour nos commerçants », plaide son président Jonathan Timsit, qui dément les informations communiquées. « Il s’agit d’un magasin de près de 4000m² sur deux niveaux », rectifie-t-il.
« C’est une brique importante qui permet la relance de la galerie. Et là, on parle de 1000 emplois. » Mais tempère. « On comprend l’inquiétude de la mairie des Pennes-Mirabeau, qui redoutait un impact sur Grand Littoral. Mais leur bail a été renouvelé pour 5 ans. Il n’est pas question d’un quelconque transfert de Marseille vers ici. » Pour l’heure, le projet Primark reste d’actualité.
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