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Fabrice Vil et Kevin Raphael, étaient de passage vendredi à Trois-Rivières pour parler d’accessibilité au sport et à la culture dans la Cité de Laviolette, avec les jeunes du comité jeunesse de la Ville.
À partir de leur propre expérience, les conférenciers ont partagé leurs idées pour contrer la sédentarisation des jeunes. Pour l’animateur, humoriste et entraîneur de football, Kevin Raphael, il faut revaloriser le sport. Le sport est un vecteur de valeur aussi, les valeurs de mes coachs, de mes coéquipiers, le travail d'équipe, c'est un vecteur de passion.
Le chroniqueur et fondateur de l’organisme de basketball Pour 3 points, Fabrice Vil, rattache le sport à une question de santé, alors que le taux d'obésité chez les jeunes, entre les périodes de 2000 à 2022 est en croissance. « Il y a une minorité de personnes qui font du sport, alors que tout le monde peut faire du sport de différentes façons, ne serait-ce que pour la santé. »

Kevin Raphael est entraîneur de football pour une école secondaire à Montréal (Photo d'archives).
Photo : Pamplemousse média
Kevin Raphael estime que d’imposer des catégories de classement chez les enfants peut venir rebuter des jeunes, qui ne performaient pas au plus haut niveau à un jeune âge, à continuer à bouger pour le plaisir plus tard. Je pense qu'en premier lieu, ça serait d'arrêter de vouloir tout le temps mettre la compétition partout [qui serait bénéfique]. Il y a des gens qui veulent jouer pour le plaisir. Je comprends que l'obésité augmente, mais les jeunes veulent jouer dehors, ils vont y aller s’il y a une activité à faire, laisse tomber celui qui est entraîneur de football d’une école secondaire à Montréal.
Fabrice Vil estime que dans le dernier quart de siècle, les parents ont trop considéré qu’être dehors pouvaient être considéré comme étant un risque.
On a sous-estimé les risques sur la sphère numérique. On a beaucoup investi dans la sphère numérique, et les jeunes se sont sédentarisés. En parallèle, les jeunes ont quitté les lieux où il y avait du jeu libre. Alors culturellement parlant, un jeune qui va dehors faire du vélo pendant toute la journée, on voit ça de moins en moins.
Fabrice Vil estime que Trois-Rivières, ainsi que d’autres villes au Québec, pourraient investir davantage dans ses infrastructures, de sorte à favoriser la venue de jeunes dans des endroits où ils peuvent faire de l’activité physique de manière libre.

Fabrice Vil est aussi avocat.
Photo : Trio orange
Interdire les réseaux sociaux, une bonne idée ?
Le gouvernement fédéral a récemment annoncé qu’il songeait à interdire les réseaux sociaux chez les plus jeunes. Les deux hommes de terrain n’incitent pas le gouvernement Carney à abonder dans ce sens. Ce n’est pas tant de l'interdire que de le réguler et d'éduquer les jeunes par rapport aux réseaux sociaux [qui serait bénéfique], affirme M. Raphaël.

Le gouvernement fédéral envisage « très sérieusement » d’interdire aux jeunes l’accès aux médias sociaux, c'est ce qu'a déclaré le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller (Photo d'archives).
Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby
Plus nuancé, Fabrice Vil estime que les parents ont leur part de responsabilité dans le processus de conscientisation des jeunes sur les réseaux sociaux. « Moi je ne sais pas s'il faut interdire ou non les réseaux pour les plus jeunes. Ce que je sais par contre, c'est que ça ne concerne pas juste les plus jeunes, c'est ce sont des habitudes de vie qui interpellent les adultes. Donc si nous on n'est pas capable d'avoir une meilleure relation avec la technologie », laisse tomber Fabrice Vil


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