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L'ex-ministre est visée par une procédure sur une possible enquête privée visant un couple qui a porté plainte contre elle dans un autre dossier.
La rédaction avec AFP - Hier à 17:04 | mis à jour hier à 17:39 - Temps de lecture :
Rachida Dati a été placée sous le statut de témoin assisté dans le cadre des investigations sur une possible enquête privée visant un couple ayant porté plainte contre elle dans le dossier Renault-Carlos Ghosn, a révélé ce mardi Libération, qui a fait état d'une audition jeudi dernier au tribunal judiciaire de Paris. Le statut de témoin assisté est plus favorable que celui de mis en examen. Contactés par l'AFP, un des avocats de Rachida Dati , Me Olivier Pardo, s'est refusé à tout commentaire, tandis qu'un autre, Me Olivier Baratelli, n'a pas donné suite, tout comme l'entourage de la maire du 7e arrondissement de Paris.
Alors que les policiers enquêtaient sur le tentaculaire dossier dit des « barbouzeries » autour du PSG, dont sont soupçonnés d'anciens responsables du club parisien, des policiers et le lobbyiste franco-algérien Tayeb Benabderrahmane - que Libération présente comme ayant des relations de proximité avec Rachida Dati -, ils ont découvert que des recherches (consultation de listings d'Air France, de fichiers par des policiers...) avaient été réalisées concernant une actionnaire de Renault ayant porté plainte contre elle, et son avocat. Cette plainte, déposée en 2019 par Me Jean-Paul Baduel, au nom de sa compagne, Danièle Coutaz, depuis décédée, a conduit le parquet national financier (PNF) à ouvrir une enquête : cette affaire Rachida Dati-Carlos Ghosn sera jugée en septembre à Paris. Interrogée en novembre 2022 par Libération sur les soupçons de surveillance du couple, Rachida avait répondu qu'il s'agissait « d'élucubrations ».
Dans le dossier Renault-Carlos Ghosn, Rachida Dati a été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris notamment pour corruption et trafic d'influence passifs. Elle est accusée d'avoir noué un pacte de corruption et d'avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen, où elle a siégé comme élue de 2009 à 2019, pour le compte de Renault et de son patron d'alors Carlos Ghosn, aujourd'hui en fuite au Liban et lui aussi renvoyé devant le tribunal, du 16 au 28 septembre prochain.


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