NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Ce vendredi soir dès 20 h, les Arènes de Vérone s'illumineront pour le coup d'envoi des Jeux paralympiques d'hiver, un rendez-vous sportif et humain incontournable qui célèbre cette année cinquante ans depuis sa première édition à Ornskoldsvik (Suède). Jusqu'au 15 mars, plus de 600 athlètes venus d'une cinquantaine de pays se retrouveront sur plusieurs sites italiens pour défendre leurs couleurs dans six disciplines. Le para-ski alpin, le para-snowboard et le curling en chaise se dérouleront à Cortina d'Ampezzo, tandis que le Val di Fiemme accueillera le para-biathlon et le para-ski de fond. Milan, enfin, sera le théâtre du para-hockey sur glace.
La Belgique, malgré sa petite taille et son implication forcément limitée dans les sports d'hiver, présente une délégation concentrée et ambitieuse. Tous ses représentants sont engagés dans les épreuves de ski alpin. Maximilien Seeger, accompagné de son guide Jérémy Mestdagh, ainsi que Jérémie Prégardien et Marte Goosen, la benjamine du groupe âgée de 16 ans, formeront le quatuor belge sur les pistes de Cortina. Si la délégation peut paraître modeste face aux géants de la discipline, elle reflète néanmoins une dynamique de renouvellement et d'espoir pour les années à venir.
Olek Kazimirowski emmène la délégation belge. ©BelgaimageÀ la tête de cette petite armée, Olek Kasimirowski, le chef de la délégation belge. Il explique : "Nous avons trois athlètes engagés, et même quatre avec le guide Jérémy. C'est une vraie satisfaction, d'autant plus que ce sont des participants qui découvrent les Jeux paralympiques pour la première fois. Cela prouve qu'un vent nouveau souffle dans notre mouvement, avec des jeunes ambitieux, qui pourraient aller au-delà de Cortina. Lors des éditions précédentes, plusieurs athlètes avaient mis un terme à leur parcours dans la foulée des Jeux, pour différentes raisons personnelles. Aujourd'hui, nous voyons un véritable renouvellement et c'est très positif."
L'impact de Paris sur le mouvement paralympique
Au-delà de la dynamique interne, les Jeux paralympiques d'été, organisés à Paris en 2024, ont contribué à une meilleure visibilité du mouvement paralympique en Belgique. "On constate un impact assez large, confirme Kazimirowski. Après Paris, nous avons mené des enquêtes de notoriété et elles montrent que le public s'intéresse davantage aux athlètes et à ce qu'ils représentent. La proportion de personnes qui connaissent et suivent les Jeux paralympiques augmente, et c'est encourageant pour nos sportifs." Toutefois, il nuance l'effet sur la participation directe de cette édition dans les Alpes italiennes : "La plupart de nos skieurs étaient déjà engagés dans le processus avant les Jeux de Paris."
En ski alpin, tout peut aller vite. Alors pourquoi pas rêver d'une médaille ?
Rayon objectifs, la Belgique nourrit-elle l'espoir de ramener une médaille ? Kasimirowski répond avec pragmatisme : "On peut rêver, mais notre priorité n'est pas de mettre nos athlètes sous pression. Tous participent pour la première fois, ils sont encore jeunes dans leur maturité sportive. L'objectif principal est qu'ils performent au maximum, vivent une expérience incroyable et posent les bases pour les prochaines éditions, notamment les Alpes 2030. Bien sûr, en ski alpin, tout peut basculer rapidement : une porte manquée, une chute… la hiérarchie change vite. Alors pourquoi ne pas se permettre de rêver ?"
Sur place, nos athlètes pourront s'appuyer sur un encadrement complet. Une dizaine d'accompagnants – médecin, kiné, entraîneur ou encore responsable du matériel,… – suivent le quatuor, ce qui illustre l'attention portée aux sportifs. "Nous voulons les encadrer du mieux possible. Chaque rôle est essentiel pour garantir que tout se déroule parfaitement. Il existe des quotas de staff selon le nombre d'athlètes, et dans ces limites, nous choisissons les personnes les plus qualifiées pour les accompagner", précise Kasimirowski.
Une seule médaille belge : un goût de trop peuLe ski alpin comme discipline de prédilection
S'agissant du développement des disciplines paralympiques en Belgique, la situation reste contrastée. Le ski alpin semble rester le terrain de jeu le plus accessible, à l'inverse de disciplines comme le ski de fond ou surtout le biathlon qui est plus difficile à pratiquer depuis la Belgique, faute de pistes adaptées et de structures d'entraînement. Les sports de glace, tels que le para-hockey, connaissent le même défi : malgré la présence de l'une ou l'autre salle, il est compliqué de former des athlètes capables de rivaliser au niveau des Jeux paralympiques.
"Pour constituer une équipe de para-hockey compétitive, il faut réunir un groupe complet et investir sur le long terme, explique Kasimirowski. C'est un parcours exigeant." D'autres options semblent plus prometteuses. Le curling, par exemple, bénéficie déjà d'infrastructures en Belgique et pourrait se développer dans les années à venir. "On peut toujours espérer voir des talents émerger ici ou là, ajoute l'officiel belge, et ouvrir de nouvelles voies pour les générations futures."
Ainsi, la Belgique, avec sa petite mais déterminée délégation, s'apprête à vivre dix jours intenses dans les Alpes italiennes. Entre espoir, apprentissage et premières expériences paralympiques, ces Jeux offrent une vitrine unique pour nos sportifs et posent les bases d'une relève prometteuse pour l'avenir.
Cérémonie de clôture des JO d'hiver de Milan-Cortina : les plus belles images du spectacle grandiosePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


3 month_ago
71



























.jpg)






French (CA)