NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À Saint-Georges-de-Reintembault, près de Fougères (Ille-et-Vilaine), une maison va être détruite par la mairie. Le propriétaire de celle qui lui est accolée exige des garanties.
Sur le même thèmeBretagne NordTravauxArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Rémi Charrondière Publié le 7 mars 2026 à 17h00
« Je mettrai le temps, l’art et la manière, mais je ne céderai pas car je suis déterminé », tonne Daniel Baudry. Propriétaire d’une maison à Saint-Georges-de-Reintembault, près de Fougères (Ille-et-Vilaine), il est engagé dans un conflit de voisinage peu commun avec la mairie de la commune. Celle-ci a en effet acquis un bien mitoyen au sien, pour le détruire. Et les conséquences sur la maison qu’il possède l’inquiètent.
Risque d’écroulement
« Cette maison, dite maison Morel, est inhabitée depuis presque cinq ans maintenant et n’est pas réaménageable du fait qu’elle empiète sur le trottoir qui, à cet endroit, est très étroit », écrivions-nous ainsi en janvier 2025. Située à l’angle de la rue Maréchal-Leclerc et la place du Tripot, la maison présente par ailleurs un état de dégradation qui nécessite qu’une action soit menée.
La mairie l’a donc acquise à des fins de démolition. Sauf que sa mitoyenneté avec la maison de Daniel Baudry corse un peu le dossier. « Le risque serait qu’une partie de la maison mitoyenne s’écroule lors de la démolition si les précautions d’usage ne sont pas prises », reconnaissait Marie-Claire Boucher, maire, lors de notre premier article.
Pour cette raison, différentes études ont été engagées et des entreprises spécialisées se sont rendues sur place. La mairie s’est même placée dans une procédure de référé préventif, en lien avec le tribunal administratif. « Cela signifie qu’il y a une vraie objectivité avec un expert qui est totalement indépendant, qui est venu et qui a passé la matinée à faire le tour de tout ce qui est là. Tout cela va être consigné dans un rapport qui doit être rendu dans la première quinzaine de mars », explique la maire.

« Je tiens à avoir mon mot à dire »
De son côté, Daniel Baudry est donc propriétaire de la maison mitoyenne, achetée il y a douze ans pour en faire du logement locatif et pour laquelle il a déjà engagé d’importantes dépenses. « J’ai tout détruit et refait à l’intérieur car il y avait la mérule. J’ai donc fait réaliser deux planchers béton et renforcer la charpente », présente-t-il.
Quand il a appris que la mairie souhaitait mener cette opération, il a fait part de son inquiétude, mais estime ne pas avoir été écouté. « Je ne vois pas d’inconvénient à leur projet. Il faut le faire. Mais je suis propriétaire et je tiens à avoir le pouvoir de décision car je vais être directement impacté », insiste-t-il.
Les élections municipales 2026
Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.
Il souhaite ainsi que toutes les précautions soient prises en amont et qu’il puisse les valider avant que les travaux débutent. De même, le Reintembaultois demande que le mur soit repris en pierres jointées, une fois la déconstruction réalisée, que la toiture soit reprise et que la cheminée soit déposée et réinstallée dans la continuité des conduits qu’il a prévus durant ses travaux.
« Je ne demande pas d’argent »
Le propriétaire déplore un manque de prise en compte de son avis. « Ce qui me met en colère, c’est que la décision a été prise sans me consulter auparavant », poursuit-il. « Ce que je veux c’est protéger mon bien et pour cela, il faut qu’un protocole d’accord soit signé avant tout démarrage de la démolition. »
En attendant, « j’ai stoppé tous les travaux de mon côté et heureusement que je n’avais pas de locataires dans ma maison car il aurait fallu les reloger », souligne-t-il.

Daniel Baudry tient à préciser qu’il « ne demande pas d’argent mais simplement que s’ils cassent, ils réparent correctement et qu’ils ne soient pas les seuls à décider ». Il ajoute : « La maison repose contre mon mur et je pense que j’ai quand même droit à la parole. »
Il a donc engagé un avocat pour mener son combat et veut sensibiliser les trois candidats aux Municipales à cette question. « Le sujet n’a pas été abordé et je souhaite connaître leur position », lance-t-il.
« Il n’y a pas de sujet » pour la maire
« Je n’ai pas de conflit avec M. Baudry et la commune non plus », rétorque Marie-Claire Boucher. « Nous avons juste fait l’achat d’une maison qui est frappée d’alignement depuis des années, qui n’est pas en très bon état et qu’il faut aujourd’hui déconstruire pour arriver à retrouver une meilleure visibilité au niveau du bourg », résume-t-elle.
« On a vraiment pris les précautions d’usage pour que tout se passe au mieux. Différentes entreprises sont passées pour la démolition, pour le désamiantage, pour analyser la structure aussi et un expert va rendre son rapport d’ici peu. » L’édile estime d’ailleurs qu’il « n’y a pas de sujet ».

Sur la question des garanties demandées, « on ne peut pas s’avancer sans connaître l’état dans lequel le mur sera en définitive, mais on est en plein cœur de bourg et ça ne va évidemment pas être laissé tel quel ». Elle reprend : « C’est comme dans tout projet, on sait où on va, on sait comment on y va, mais on sait aussi qu’il va falloir s’adapter. »
Pour autant, elle ne souhaite pas donner de garanties telles que Daniel Baudry les demande : « Le document le plus factuel et le plus engageant qu’on puisse avoir, c’est le rapport de l’expert, qui arrivera d’ici peu. »
Daniel Baudry devrait donc bientôt en savoir plus sur la suite des événements.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


4 month_ago
59


























.jpg)






French (CA)