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À Arès, près du Cap Ferret, Guillaume Decaix a été agressé par un homme alors qu’il relatait une opération d’évacuation dans un hôpital privé.
Passer la publicité Passer la publicitéLe feu ravage la presqu’île du Cap Ferret depuis déjà plusieurs jours. La situation, particulièrement préoccupante, fait naître des tensions. Le vendredi 24 juillet dernier, quelques minutes avant 13 heures, alors qu’il se trouvait à Arès devant l’hôpital privé Wallerstein pour relater une opération d’évacuation, le journaliste Jean-Wilfrid Forquès (BFMTV-RMC) a été frappé au visage par une personne chargée d’assurer la circulation à l’entrée de l’établissement.
À peine vingt de minutes plus tard, à 13h14 précisément, Guillaume Decaix, un journaliste de France 3 Bordeaux, a lui aussi eu affaire à un homme très virulent au même endroit. L’énergumène semblerait être la même personne lors des deux altercations, tant le déroulé des faits est similaire.
Contacté par nos soins, le reporter de la chaîne publique locale affirme avoir été «menacé» devant ce même hôpital par la personne chargée de la circulation. «Un homme nous arrête, ma collègue et moi, et nous informe que ce n’est pas possible de rester là, qu’il faut dégager puisque des ambulances sont attendues pour évacuer les blessés. Nous lui répondons : “ Pas de souci, on va se mettre sur le côté, on ne gênera pas”. Le mec s’est tout de suite montré très buté. Ce qui était vraiment frappant, c’est qu’on ne pouvait pas lui parler», relate Guillaume Decaix.
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Comme son confrère de BFMTV, le journaliste de France 3 décide de s’éloigner pour poursuivre son reportage. L’homme agressif les suit. Devant le comportement de plus en plus virulent de son interlocuteur, le reporter décide de filmer la scène. «Est-ce qu’il faut que je fasse quelque chose de violent ou est-ce que je vous demande de partir gentiment comme avec les autres journalistes ?», menace l’homme en question, d’une stature assez imposante, sur la vidéo que nous avons pu consulter mais qui n’est pas publiée. Le reporter tente d’interagir avec l’employé de l’hôpital mais celui-ci ne veut rien entendre et s’énerve plus encore. «Je vais vous défoncer la tête», assène-t-il ensuite. Le journaliste quitte les lieux à son tour.
« Il n’était manifestement pas en capacité de faire ce travail. »
Guillaume Decaix, journaliste de France 3, à propos de l’agent de sécurité violentCe n’est que quelques jours plus tard, en apprenant la nouvelle de l’agression de son confrère Jean-Wilfrid Forquès, que Guillaume Decaix entre en contact avec lui pour lui faire part de la deuxième altercation survenue vendredi 24 juillet. En recoupant les informations, ils se rendent compte que l’homme violent n’est pas un agent de sécurité professionnel employé par l’hôpital, mais qu’il serait en fait électricien. Face à l’impératif de la situation, en raison des graves incendies en cours au Cap Ferret, il aurait été missionné à la circulation en urgence. «Il n’était manifestement pas en capacité de faire ce travail, confie Guillaume Decaix. C’était assez horrifiant. Le mec était totalement en roue libre».
Joint par nos soins au téléphone, le directeur de l’hôpital privé Wallerstein d’Arès, Philippe Cruette, nous affirme «que l’altercation est minime parce que c’était devant un service de médecine d’urgence en train d’évacuer avec plein de médecins et d’infirmiers. Personne n’a rien vu. J’ai passé toute la journée avec les équipes des urgences. On n’a vu absolument personne. On m’a seulement parlé de cette affaire. Je suis navré de ce qu’il s’est passé mais ce n’est pas mon sujet actuellement. Une fois que les feux seront éteints et tous les blessés pris en charge, on tirera ça au clair. Pour l’instant, c’est le cadet de mes soucis».
Ce lundi 27 juillet, Jean-Wilfrid Forquès a choisi donner une suite judiciaire à l’affaire. Soutenu par la société des Journalistes et par la direction du groupe média qui l’emploie, il a déposé plainte dans un commissariat, relatant les faits dans leurs moindres détails.


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