«Ce n’est pas évident de continuer à allaiter quand on recommence le travail. Je ne pensais pas à ce point, pourtant on m’avait avertie.» Maman Neuchâteloise d’une petite fille de 6 mois, Aurélie témoigne du stress engendré par la pratique de l’allaitement sur son lieu de travail et le cercle vicieux qui en découle. «Au début, je devais disparaître toutes les deux heures pour aller tirer mon lait. Le stress contribuait à la diminution de la lactation, ce qui me procurait encore plus de stress.»
Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’allaitement exclusif devrait être maintenu durant au moins 6 mois, puis se poursuivre jusqu’à 2 ans en complément d’une alimentation solide. Bien que le taux d’allaitement à la naissance atteigne 97% en Suisse, il chute à 50% après seulement 4 mois selon l’étude Swiss Infant Feeding Study. Cette enquête souligne que les femmes reprenant une activité professionnelle allaitent en moyenne un mois de moins que les mères sans emploi, révélant des conditions de pratique parfois lacunaires dans les entreprises.


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