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Le journaliste et éditorialiste, qui prend habituellement la parole sur le service public, était l’invité de Yann Barthès dans «Quotidien» sur TMC ce vendredi 27 mars.
Passer la publicité Passer la publicitéLa séquence a de quoi étonner. Patrick Cohen se confiant face à Yann Barthès. Et pourtant, elle a bel et bien eu lieu ce vendredi 27 mars sur le plateau de «Quotidien». Le chroniqueur et éditorialiste, ayant pour habitude d’opérer dans «C à vous» et plus largement sur le service public, était l’invité du talk-show de TMC à l’occasion de la sortie de son livre, Les mystificateurs aux éditions Flammarion.
Et si Patrick Cohen a abordé la place du journalisme et son évolution lors des dernières décennies, il a également été interrogé sur la polémique qui a enflammé les médias ces derniers mois : la diffusion d’une conversation privée entre lui, Thomas Legrand et des responsables socialistes. Au-delà de l’impact personnel que cette affaire a eu sur les deux journalistes, elle a déclenché un autre événement notable : la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public.
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«Vous vous y êtes exprimé, mais à titre personnel comment vous avez vécu tout ça ?», l’a interrogé Yann Barthès ce vendredi soir. Et Patrick Cohen de répondre, sans filtre : «Pas bien. Pas bien parce que moi je n’ai jamais eu vocation à être connu, célèbre. La notoriété, je n’ai jamais couru derrière et je n’ai jamais vécu mon métier pour être un acteur du débat public. Je suis un observateur, c’est comme ça que je me considère. Et donc le fait de me retrouver au centre de l’arène [...] avec ce que ça suppose d’autocensure - on en est à réfléchir à la façon dont tels ou tels de vos propos vont être instrumentalisés.»
Patrick Cohen a tenu alors à souligner sa déclaration par un exemple «caricatural» de ce qu’il venait d’avancer. «Au lendemain de la démission de Jack Lang de l’Institut du Monde Arabe, je fais un édito qui s’appelle : “Jack Lang, ombre et lumière”. C’est pourtant clair, et qu’est-ce qu’ils ont fait les médias Bolloré, ils ont coupé l’ombre, ils ont gardé la lumière et ils ont dit “c’est scandaleux, Patrick Cohen dit du bien de Jack Lang” parce que j’ai dit que ça avait été un grand ministre de la Culture», a déploré Patrick Cohen. Quant aux suites judiciaires possibles après l’affaire des écoutes, le journaliste «ne peut pas [n]ous dire. On essaye de faire en sorte que oui , mais c’est compliqué. Il y a une législation en France, et c’est très bien, qui est très protectrice de la liberté d’expression donc c’est difficile de faire condamner sur ces bases. Mais il y a d’autres procédures en cours».


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