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L’animatrice avait dénoncé, ce vendredi, un viol qui aurait été en commis en 1991. Ce dimanche soir, le chanteur a pris la parole pour se défendre.
Alors que les accusations contre Patrick Bruel pour agressions sexuelles ou viols s’accumulent, le chanteur a pris la parole pour se défendre. En effet, le 15 mai dernier, l’animatrice Flavie Flament a annoncé avoir porté plainte pour viol contre lui. «Un homme qui a pillé mon adolescence», a-t-elle confié dans une publication avant d’expliquer que sa démarche avait pour but «que la vérité éclate, pour que justice soit rendue, pour que cessent de se dérober les regards».
Deux jours plus tard, ce dimanche 17 mai, Patrick Bruel a lui aussi décidé de prendre la parole via ses réseaux sociaux en publiant un long message. Et si l’homme de 67 ans dans la tourmente judiciaire avait jusqu’alors fait le choix de se taire pour «réserver [s]a parole à la justice», il en a décidé autrement suite aux dernières accusations portées par Flavie Flament. «J’ai beaucoup hésité avant de m’exprimer. [...] Je ne peux plus laisser dire sans réagir des choses aussi contraires à ce que je suis, et se propager des allégations, des rumeurs parfois absurdes et écœurantes, au détriment de la vérité», a-t-il amorcé avant de citer plus explicitement le cas de l’animatrice connue du grand public pour son émission «Vis ma vie».
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Patrick Bruel a ainsi recontextualisé sa rencontre avec l’intéressée. «J’ai rencontré Flavie Flament dans les années 90. Ma carrière avait commencé, elle débutait la sienne. Nous nous sommes croisés, nous nous sommes revus quelques fois, nous avons eu ensemble une brève histoire», a-t-il avoué tout en soulignant : «Cette relation ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise. Il n’y eut ni viol, ni drogue. Je ne l’ai jamais maltraitée, ni abandonnée devant un “hôtel sordide”. Ceux qui nous connaissaient alors, ceux qui nous ont connus depuis, ceux qui nous ont vus nous retrouver au fil des années, sur des plateaux comme dans la vie, n’ont jamais perçu entre nous autre chose qu’une complicité née de souvenirs communs.»
Des déclarations allant à l’encontre des propos formulés par Flavie Flament. Selon elle, le chanteur aurait «jeté son dévolu» en marge du tournage d’une émission de Laurent Boyer pour M6. Quelque temps plus tard, elle se serait rendue à un rendez-vous chez le chanteur, bu un thé puis, elle parle de «black-out». Elle se serait réveillée «comme une poupée de chiffon, sans réaction, “amorphe” et dans un état de sidération totale», a-t-elle livré dans sa plainte, consultée par nos confrères de Mediapart.
Patrick Bruel a livré, ce dimanche soir, un autre son de cloche. «Je ne comprends pas pourquoi, soudainement aujourd’hui, Flavie Flament raconte une histoire différente et sordide, et porterait plainte contre moi. Je sais simplement que cette histoire est fausse», a-t-il martelé avant de poursuivre son plaidoyer : «Jamais je n’ai forcé une femme. Jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties. Je comprends que notre différence d’âge puisse faire réagir aujourd’hui. Je comprends aussi que la notoriété ou le statut peuvent biaiser une relation de séduction. On dira peut-être que ce message est complexe, dans une société ou tout doit être noir ou blanc. En réalité, il est simple : je n’ai jamais forcé une femme. Et je n’ai jamais voulu blesser. Et si j’ai pu heurter qui que ce soit, je le regrette sincèrement.»
Le chanteur a ensuite adressé un message à ses détracteurs : «Depuis des semaines, plusieurs voix réclament ma condamnation sur la place publique, sans procès, comme si la pluralité des accusations suffisait à établir une vérité.» Pour rappel, à date, Patrick Bruel est accusé de violences sexuelles par 30 femmes. En l’absence de procès et de verdict, il reste présumé innocent. «Ce sera à la Justice, en laquelle j’ai toute confiance, de faire toute la lumière sur ces accusations; elle l’a déjà fait par le passé. Je me battrai devant elle pour défendre la vérité», a-t-il déclaré avant d’ajouter une pensée pour ses proches et ses fans : «Je me défendrai, pour ceux qui me soutiennent, pour ma famille, pour mon équipe, pour mes amis, pour mon public avec lequel j’ai un lien fidèle et indéfectible, pour tous ceux qui refusent que notre société renonce à ses principes les plus fondamentaux : la présomption d’innocence, le droit à une enquête équitable, et la Justice.» Le comédien continue de jouer dans la pièce Deuxième partie au théâtre Edouard VII, et n’entend pas changer ses habitudes. «Dans ce temps, je continuerai de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion», a-t-il conclu.


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