NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une cellule de crise pour mieux coordonner les interventions dans les campements et de l'argent sur deux ans pour les arrondissements et les organismes communautaires : la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a détaillé mercredi la manière dont la Ville compte « se donner les moyens d'agir » en matière d'itinérance et répondre plus rapidement aux situations d'urgence.
Cette cellule de crise, inspirée de celle déployée en décembre 2025, au moment de l'ouverture des haltes-chaleur lors des épisodes de grand froid, réunira chaque semaine des représentants de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec, de la santé publique, des CIUSSS et du milieu communautaire.
L'objectif est entre autres de mieux coordonner les interventions dans les campements et d'assurer une prise de décision rapide, cohérente et concertée.
Les organismes communautaires ont déjà tiré la sonnette d’alarme. Le directeur général de l’organisme L'Anonyme, Julien Montreuil, estime que la situation n’est pas meilleure que l’année dernière et qu'elle risque d’empirer.

Julien Montreuil, directeur général de L'Anonyme
Photo : Radio-Canada
Il y a autant de gens en ce moment sur la friche Notre-Dame qu’il y en avait à son plus haut point l’été dernier, et on n’est qu’à la fin de mai. Il va y en avoir davantage, de personnes qui vont s’y installer.
49 millions $ sur deux ans pour le communautaire et les arrondissements
Les organismes communautaires de première ligne, justement, recevront un soutien de 29 millions de dollars sur deux ans afin, selon la Ville, d'assurer une meilleure prévisibilité.
Une autre somme, celle-là de 20 millions de dollars sur deux ans, permettra de donner plus de moyens aux arrondissements pour intervenir auprès des personnes en situation d'itinérance.
Les enveloppes de 9 millions de dollars pour 2026 et de 11 millions de dollars pour 2027 permettront de répondre aux besoins sur le terrain, particulièrement dans les secteurs les plus touchés, détaille la Ville.
Montréal compte notamment sur le nouveau Programme d’intervention en itinérance et cohabitation sociale (PIICS), qui a pour objectif d’améliorer la livraison de certains services dans des bâtiments municipaux, comme les centres sportifs ou les bibliothèques, en y installant, entre autres, des équipements sanitaires de base.
Pour la mairesse Soraya Martinez Ferrada, Montréal fait face à une crise humanitaire et nous ne pouvons pas détourner le regard.
Propreté et logement
L’administration municipale offre également un financement ponctuel à l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve pour mener des opérations de propreté sur la friche Notre-Dame.
On prévoit notamment le ramassage quotidien de déchets le long de la friche et dans les parcs environnants avec la présence de trois cols bleus, sept jours sur sept, jusqu’au 31 octobre prochain.
La mairesse Martinez Ferrada a tenu une nouvelle fois à interpeller le gouvernement provincial. Ce n’est pas parce que Montréal met une enveloppe d’environ 30 millions de dollars par année [pour lutter contre l’itinérance] que Québec peut se retirer. [...] Je m’attends à ce que Québec mette plus d’argent, a-t-elle insisté.

Le campement de personnes en situation d'itinérance de la rue Notre-Dame, à Montréal (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Au-delà des ressources financières et de la présence de plus de travailleurs de rue, le logement constitue un véritable sujet d’inquiétude, aussi bien pour la Ville que pour les organismes communautaires, qui craignent de voir plus de personnes perdre leur logement à l'approche du 30 juin, date où prennent fin la majorité des baux non renouvelés.
La cellule de crise aura aussi pour mission de favoriser la sortie des personnes en situation de vulnérabilité vers des solutions de logement durables, dit la Ville, sans donner plus de détails.
La mairesse a toutefois souligné en conférence de presse que son administration était à l'oeuvre sur cette question, notamment en achetant des terrains et en travaillant à l'offre de logements de transition.
Un montant de 575 millions de dollars est prévu par la Ville afin de faire face à la crise du logement pour les prochaines années.
Pas assez pour Projet Montréal
C’est un geste important qui a été posé, mais l’application de ce protocole va demander des ressources supplémentaires, soutient pour sa part la cheffe par intérim de Projet Montréal, Ericka Alneus, conseillère dans Rosemont–La Petite-Patrie.
Mme Alneus a rappelé que Montréal se trouve dans un contexte de crise du logement. Ce n’est pas ça qui va permettre à la mairesse de sortir les gens de la rue […] il faut leur permettre de trouver un toit, a-t-elle insisté.
Elle a réitéré la demande de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville pour une banque d’aide au loyer.


2 week_ago
26


























.jpg)






French (CA)