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Le premier ministre manitobain, Wab Kinew, a déclaré qu’il était fort probable que les enseignants ne pourraient plus utiliser YouTube dans les salles de classe, quand l’accès aux réseaux sociaux et aux robots conversationnels serait interdit aux jeunes.
Le mois dernier, le gouvernement manitobain a dévoilé un projet de loi qui a pour but de protéger les jeunes contre les méfaits des réseaux sociaux. Cela est le premier du genre à être proposé au Canada.
Une des questions que les gens se posent est concernant l’utilisation de YouTube par les enseignants dans les salles de classe. Est-ce que cela sera permis? Je crois qu'à ce stade, la réponse est non, a affirmé Wab Kinew, lors d’une entrevue à l’émission The House.
Même la plateforme YouTube Kids a des caractéristiques addictives, comme le lecteur automatique et des recommandations, a ajouté le premier ministre manitobain.
Wab Kinew a mentionné que, si YouTube pouvait créer une version de ce produit sans ces caractéristiques, la plateforme pourrait être utilisée sous surveillance pour les plus jeunes.
Le mois dernier, le ministre de la Culture, Marc Miller, a dit que le gouvernement fédéral envisageait très sérieusement d’interdire l’accès aux médias sociaux aux jeunes de 16 ans ou moins. Quelques jours avant cette déclaration, les membres du parti avaient voté en faveur d’une telle interdiction lors du congrès du Parti libéral.
Notre gouvernement veut agir rapidement pour protéger les Canadiens, surtout les enfants, contre les méfaits en ligne. Aucune décision n’a été prise et nous partagerons les détails au moment venu, a indiqué un porte-parole du bureau de Marc Miller.
Wab Kinew affirme que, si Ottawa annonce des restrictions, le Manitoba continuera d’aller de l’avant avec sa propre vision. Il soutient cependant qu’il veut travailler en collaboration avec le gouvernement fédéral.
Nous avons une responsabilité morale, en tant que gouvernement, de protéger les enfants manitobains de ce qui est considéré comme étant un grand mal, a-t-il déclaré.
Nos enfants ne sont pas à vendre. Leurs enfances ne sont pas des points de données qui peuvent être commodifiées, pour que Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Sam Altman puissent s’enrichir.
Selon Rachel Curran, responsable des politiques publiques à Meta Canada, Meta n’est pas motivée par le profit dans ce dossier.
Nous sommes très intéressés de créer des expériences positives et sécuritaires sur nos plateformes pour les jeunes, dit-elle. Ce n’est pas bon pour nos affaires si les jeunes n’ont pas une bonne expérience en ligne et sur nos plateformes.
Elle ajoute que l’entreprise se pliera aux exigences requises si le gouvernement fédéral interdit aux jeunes l’accès aux réseaux sociaux.
C’est juste que nous pensons qu’une interdiction n‘est peut-être pas la bonne solution pour répondre aux préoccupations des parents et des décideurs politiques, explique Rachel Curran.
Elle cite comme exemple l’Australie, qui a interdit aux jeunes de moins de 16 ans l’accès aux réseaux sociaux. Cependant, plusieurs parviennent à contourner les mesures de vérification d’âge en utilisant des réseaux privés, des comptes de membres de leur famille ou des filtres.
Rachel Curran propose plutôt que le gouvernement impose une restriction pour les jeunes de 14 ans ou moins et qu'il mette en place des mesures de protection pour les adolescents plus âgés.
Avec les informations de Benjamin Lopez Steven


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