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Au Québec, si la situation est relativement sous contrôle mardi sur le front des inondations, certains résidents de l’Outaouais et du nord de Montréal ne sont pas encore au bout de leurs peines.
Selon le dernier bilan des autorités (nouvelle fenêtre) (lien externe), on dénombrait au Québec mardi matin une inondation majeure, 11 inondations moyennes et 20 inondations mineures.
À Montréal, une quarantaine de résidences de l’île Mercier sont en partie isolées depuis la fermeture à la circulation automobile du pont les reliant à l’île Bizard, lundi à 19 h. C’est sûr qu’on trouvait que c’était un peu tôt pour la fermeture, mais on comprend que les autorités doivent agir de façon préventive avant la nuit, explique un résident.
Mardi matin, les habitants qui traversaient le pont de l’île Mercier à pied avaient de l’eau jusqu’en haut des mollets.
Pour l’instant, aucune maison n’a été touchée dans le secteur, mais il ne faudrait pas que le niveau d’eau grimpe trop, selon un autre résident. J’ai mis quatre hauteurs de sacs [de sable] autour de ma maison et ça commence à être insuffisant. Par endroits, il en faudrait six de haut, alors on a demandé plus de sacs à la mairesse, témoigne un citoyen de l’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève.

Certains résidents de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève ont chaussé leurs bottes de pluie, notamment à l'île Mercier.
Photo : Radio-Canada
Les autorités municipales du nord et de l’ouest de l’île de Montréal suivent attentivement le niveau de la rivière des Outaouais, car c'est elle qui alimente la rivière des Prairies et le lac des Deux Montagnes, qui sont sous haute surveillance.
Justement, les nouvelles sont plus ou moins bonnes de ce côté-là. En effet, le pic de la crue qui était attendu lundi a été repoussé à mercredi.
À Gatineau, le nombre de maisons à risque est passé de 164 à 270, lundi. Si les niveaux des crues de 2017 et 2019 n’ont pas été atteints, le scénario de référence est celui de 2023, signe que les inondations sont devenues récurrentes dans certains secteurs.
Trois inondations en quatre ans
L’eau n’est pas rentrée, mais on est entourés, alors c’est malcommode, témoigne une aînée de Gatineau. Ça fait quatre ans que j’habite ici et ça fait trois ans que je pars vivre chez mon frère.
À partir de midi, un centre sera ouvert à Gatineau pour accueillir les sinistrés. Alexanne Lépine, intervenante communautaire, sera sur place avec d’autres pour accueillir les citoyens touchés. C’est éprouvant au niveau de la santé mentale, une inondation, donc ça fait du bien de pouvoir sortir le méchant, selon elle.

La rivière Gatineau déborde sur la rue Saint-Louis.
Photo : Radio-Canada / Antoine Allain
À Fort-Coulonge, plus à l’ouest, l’état d’urgence décrété le 19 avril restera en vigueur au moins jusqu’au 24 avril. La municipalité de 1300 résidents demeure la seule au Québec classée dans la catégorie d’inondation majeure.
Le niveau de la rivière des Outaouais devrait se stabiliser à 108,75 m, tandis que le débit de la rivière Coulonge est 10 fois supérieur au débit moyen, soulignait la municipalité dans son dernier point sur la situation.
Des inondations moins importantes et plus localisées sont aussi surveillées à Québec, le long de la rivière Saint-Charles et dans Lanaudière, aux abords du lac Maskinongé.
Au moment où plusieurs régions sont aux prises avec des inondations, au moins 14 % des municipalités du Québec n’ont toujours pas de plan de sécurité civile pour faire face à de telles situations, selon les données du ministère de la Sécurité publique.
Avec les informations de Charlotte Dumoulin et Claudie Richard


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