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Incendies en Gironde : les deux pompiers décédés cités à l’ordre de la Nation

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Les sapeurs-pompiers de la Gironde ont rendu hommage à leurs camarades morts au champ d’honneur, le 31 juillet, alors qu’ils luttaient toujours contre le mégafeu de Saumos.

Les sapeurs-pompiers de la Gironde ont rendu hommage à leurs camarades morts au champ d’honneur, le 31 juillet, alors qu’ils luttaient toujours contre le mégafeu de Saumos. Sapeurs-pompiers de la Gironde / Capture d'écran Facebook

La veille du départ du mégafeu de Saumos, les adjudants Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme sont morts en luttant contre un incendie proche de l’aéroport de Mérignac. La France les a distingués pour leur sacrifice, le 6 août.

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Ils se sont sacrifiés pour sauver des vies, le 21 juillet, en combattant un incendie près de l’aéroport de Mérignac. Les adjudants Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, morts dans leur camion piégé dans une parcelle de pins enflammée, ont été cités à l’ordre de la nation, jeudi. La distinction, accordée aux deux pompiers de la caserne de Saint-Médard-en-Jalles au nom de leur «engagement total»salue leur dévouement exceptionnel et les services rendus à la France.

En Gironde, l’événement a d’autant plus marqué les esprits que les deux soldats du feu sont décédés la veille du départ du mégafeu de Saumos. L’incendie, qui est l’un des plus graves connus en Europe, a ravagé 42 000 hectares. Pour les pompiers qui ont lutté pour l’éteindre, la mort récente de deux leurs camarades a eu un retentissement psychologique non négligeable. Et ce d’autant plus que le SDIS 33 n’a pas eu le temps de les pleurer. «Nous n’avons pas engagé tout de suite la caserne de Saint-Médard-en-Jalles à laquelle ils appartenaient, mais personne n’a eu le temps de faire son deuil. Cela crée une conscience accrue du danger, une détresse psychologique et une volonté de bien faire pour eux», nous a confié le médecin en chef du SDIS 33, le colonel François Pantaloni, au cœur de la lutte contre le mégafeu de Saumos. Alors que la saison des feux est loin d’être terminée en France, les pompiers demeurent sur le qui-vive.

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