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Des responsables des pompiers chargés de la lutte contre le feu en Gironde ont organisé un point presse mercredi matin afin de rappeler à l’ordre des journalistes au comportement dangereux.
Passer la publicité Passer la publicitéLes soldats du feu continuent de se battre contre l’incendie sans précédent qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde et dans les Landes. Si ce mercredi 29 juillet il «n’a pas progressé» pour le troisième jour d’affilée et que les autorités envisagent un retour à une «vie plus normale» pour les 200.000 personnes évacuées, les pompiers ont tout de même dû faire face à sept reprises de feu. Dans ce contexte toujours très tendu, ils ont également été obligés de remettre les pendules à l’heure face à des journalistes, omniprésents sur le terrain, très nombreux et parfois inconscients des risques encourus.
Effectivement, s’ils informent et couvrent sans relâche le quotidien des forces de secours, bénévoles et sinistrés depuis une semaine. Certains d’entre eux ont fait preuve de comportements jugés dangereux, agaçant les pompiers. Depuis Lège-Cap-Ferret où se trouve le poste de commandement, Matthieu Jomain, commandant du SDIS de la Gironde, a profité d’un point presse, diffusé en direct sur BFMTV, pour recadrer tout le monde. «Il y a des autorisations pour des immersions dans des groupes d’attaque. Il n’y a aucun problème, mais on veut le savoir. Si les journalistes ne jouent pas le jeu, ils seront sortis par les forces de l’ordre», a-t-il prévenu ce mercredi, prenant ensuite l’exemple précis du camp militaire de Souge, grignoté par les flammes depuis mardi.
S’ils vous chopent, ils vous tirent dessus
Matthieu Jomain, commandant du SDIS de la GirondeUtilisé pour les manœuvres de l’armée de terre, fief du 13e régiment de dragons parachutistes, l’endroit abrite un champ de tir sur lequel pourraient se trouver des munitions non explosées, ce qui a rendu l’arrivée de l’incendie particulièrement dangereuse. Le camp a ainsi suscité un vif intérêt médiatique. «On vous dit de ne pas y aller. S’ils vous chopent, ils vous tirent dessus donc on n’y met pas les pieds», a sermonné Matthieu Jomain, précisant que certains journalistes s’y étaient aventurés et que cela s’était «mal passé».
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Preuve de la colère des forces d’intervention, les médias en question ont même été dénoncés. «Il y a des gens de Brut ici ? Parce que le problème a eu lieu avec Brut et LCI. On ne généralise pas, on cible. On ne veut plus de soucis comme ça». Afin que cela ne se reproduise pas, les pompiers ont enfin tenu à rappeler les bonnes conduites à adopter. «Respectez bien les consignes. N’allez pas dans les flammes. Ça nous met en danger et ça nous fait perdre énormément de temps parce que du coup on s’occupe de vous au lieu d’aller s’occuper du feu en cours».


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