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Plastic Odyssée a sillonné la planète pour identifier des solutions pour réduire le plastique. L’expédition veut nettoyer 50 sites de l’Unesco et monter 200 usines de recyclage.
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Par Adele Leberre Publié le 13 juin 2026 à 13h20
Vendredi 12 juin 2026 à Concarneau (Finistère), plusieurs dizaines d’élèves visitent le navire Plastic Odyssey, ses coursives, sa cuisine et la micro-usine de recyclage de déchets plastiques installée sur le pont. Pendant plusieurs semaines, cette expédition va faire le tour des côtes françaises pour raconter son tour du monde réalisé entre 2022 et 2025 et son nouveau cap. Avec toujours le même fil conducteur : réduire les déchets plastiques et, à défaut, les transformer en ressources.
20 tonnes de plastiques déversées par minute dans l’océan
Au cours de sa circumnavigation (40 ports en Afrique, Asie et Amérique du sud), l’expédition a pu observer l’omniprésence des plastiques :
Il s’en déverse chaque minute 20 tonnes dans l’océan ! Une infime minorité flotte. Mais l’essentiel va couler et se fractionner en microplastiques, invisibles à l’œil nu. Sur l’Île d’Henderson (NDLR : dans l’océan Pacifique) qui est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, nous avons enlevé 9 tonnes de plastique lors de l’opération Impossible Cleanup®.

Sur Youtube, l’expédition raconte cette intervention :
Dans les années à venir, Plastic Odyssey devrait nettoyer 50 autres sites classés à l’Unesco conformément à un accord signé avec l’agence onusienne. « Sur l’atoll Aldabra (Seychelles), on évalue les déchets plastiques à 500 tonnes », poursuit Alexandre Dechelotte qui a fondé Plastoc Odyssey avec Simon Bernard.
Un deuxième navire dédié devrait être construit pour mener à bien cette mission. Le début de sa construction est prévu en début d’année 2027.

Objectif : 200 micro-usines
Le recyclage est l’autre volet de l’expédition. Que faire une fois que les déchets jonchent les plages, les villes, les terrains vagues ? L’équipage a observé et documenté les solutions mises en œuvre ici et là.
Il a conçu une micro-usine qui rassemble dans un conteneur toutes les machines nécessaires à la transformation d’un déchet : broyeur (pour réduire les déchets plastiques en copeaux), extrudeuse (pour former une pâte malléable à partir des copeaux), presse (pour mettre en forme la matière dans des moules)…

«Avec ce plastique, on peut fabriquer des planches, des briques, des poteaux, des pavés, du mobilier urbain… Ces micro-usines ont vocation à créer un modèle économiquement rentable et adapté aux besoins de chaque territoire », indique Alexandre Dechelotte.
sur Youtube, on peut découvrir le fonctionnement de ces unités :
Une quinzaine sont déjà opérationnelles : à Dakar, sur l’île Maurice, au Kenya, au Togo, en Guinée, au Sénégal… Prochain objectif : en déployer 200 selon un modèle proche de la franchise. 100 000 tonnes de plastiques pourraient ainsi être détournées et 10 000 emplois générés.
Pour suivre le projet Plastic Odyssey : plasticodyssey.org
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