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Masques de renard, queues de loup, courses à quatre pattes : cette sous-culture, marginale mais très visible sur les réseaux sociaux, révèle une génération qui transforme ses troubles ou ses goûts en identités. Une tendance qui a récemment franchi la porte des vétérinaires portugais.
Passer la publicitéIl faut d’abord montrer patte blanche. Sur certains serveurs de la plateforme de discussion Discord fréquentés par les «thérians», on lit le règlement, on coche les cases, on renseigne parfois ses pronoms. «Elle/elle», «il/lui», «iel/luiel». Puis vient l’entrée dans la tanière numérique. Là, entre deux salons de discussion, on croise des «alterhumains», des «otherkins», des «furries», des jeunes LGBT, des profils «neurodivergents», des adolescents masqués et des adultes plus discrets. Tout un petit peuple d’Internet qui s’est trouvé une étiquette et parfois une queue de chien.
Sur TikTok, le spectacle est plus démonstratif. Des dizaines d’adolescents bondissent à quatre pattes dans des parcs, se retrouvent en «meute», franchissent des obstacles et courent masqués, affublés de queues et d’accessoires inspirés du monde animal. Ils appellent cela le «quadrobics» : une pratique consistant à courir ou sauter en s’appuyant sur les mains et les pieds, comme un animal. Pour le spectateur ordinaire…


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