La Suisse ne fait ni mieux, ni moins bien qu’avant. C’est en substance ce qui ressort d’une comparaison européenne sur l’interruption de grossesse diffusée le 5 mars par le Center for Reproductive rights, organisme international spécialisé dans l’analyse des cadres juridiques et politiques publiques en matière de droits reproductifs.
A l’approche de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars), l’organisation profite de «faire un point» sur ce sujet sensible. Si notre pays suit globalement le mouvement européen vers une législation plus progressiste – on pense au futur changement de la LAMAL en 2027 qui rendra l’avortement entièrement gratuit pour toutes – il ne figure pas au panthéon des «bons élèves». «Aujourd’hui, 29 pays européens ne criminalisent plus les femmes ayant recours à un avortement en dehors du cadre légal, ce qui reflète une tendance régionale à la dépénalisation. Toutefois, 20 pays, dont la Suisse et l’Allemagne, maintiennent encore de telles dispositions», pointe le texte, plaçant la situation helvète sur le banc des «hors normes».


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