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Par Chloé Multon
Le 26 février 2026 à 12h27
Invité sur RTL ce mercredi, Stéphane Bern a dressé un constat implacable sur la rupture entre le roi Charles III et son frère, l’ex-prince Andrew.
Passer la publicité Passer la publicitéMercredi 25 février, Stéphane Bern était l’invité de RTL pour analyser les répercussions de l’affaire Epstein sur la monarchie britannique. Le journaliste et animateur n’a pas mâché ses mots : selon lui, Charles III «déteste» son frère et «sait que c’est un pervers, un rustre». Une prise de position qui illustre, pour lui, une fracture désormais assumée au sommet de la famille royale.
D’après le journaliste, le souverain britannique avait anticipé l’onde de choc. «Il fait tout pour détacher cette brebis galeuse», affirme-t-il. Ces derniers mois, le roi a en effet multiplié les décisions radicales à l’encontre de son cadet : retrait de ses titres royaux, expulsion de sa résidence de Windsor, mise à l’écart de la famille royale. Une ligne de conduite claire : protéger l’institution, coûte que coûte.
Les liens passés entre Andrew Mountbatten-Windsor et Jeffrey Epstein ont depuis longtemps terni l’image de la Couronne. Mais l’arrestation de l’ex-prince, le 19 février, pour suspicion de faute professionnelle dans l’exercice de fonctions publiques, marque une étape supplémentaire. Dans un communiqué officiel, le roi a assuré que «la police bénéficie de notre soutien et de notre coopération sans réserve», évoquant sa «plus grande inquiétude» face aux accusations.
La monarchie fragilisée
Fait sans précédent : Charles III a autorisé les enquêteurs à accéder sans restriction à l’ensemble des dossiers concernant son frère, conservés à Buckingham Palace. Le monarque a insisté sur la nécessité d’une enquête «complète, juste et appropriée», rappelant que «la loi doit suivre son cours». Un geste fort, perçu comme un signal adressé à l’opinion publique et aux institutions : la monarchie ne se placera pas au-dessus de la justice.
Pour Stéphane Bern, l’affaire rejaillit aussi sur la mémoire d’Elizabeth II : «Elle n’imaginait pas à quel point son fils était un personnage obscène», estime-t-il, évoquant une mère qui aurait «surprotégé» Andrew. Résultat : «C’est son héritage qui est entaché aussi»; ajoute le spécialiste des familles royales.
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Malgré tout, Stéphane Bern se veut rassurant : «Je ne crois pas que l’avenir de la monarchie soit en péril». Selon le journaliste, cette «mauvaise passe» ne remet pas en cause l’institution. «L’institution royale survivra à cela. L’avenir, c’est William et Catherine», conclut-il. Un message de continuité, alors que le prince et la princesse de Galles ont choisi de ne pas commenter l’affaire lorsqu’ils ont été interrogés aux Baftas dimanche dernier.


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