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Le doyen des chefs d’Etat dans le monde n’est pas rentré à Yaoundé depuis le 7 juin, alimentant les interrogations sur son état de santé et l’inertie du pouvoir. Le pays n’a pas connu d’alternance politique depuis son indépendance, en 1960.

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Le président camerounais, Paul Biya (au centre), à Yaoundé, le 18 avril 2026. Le président camerounais, Paul Biya (au centre), à Yaoundé, le 18 avril 2026.

Comment se porte le président ? Au Cameroun, l’interrogation est relancée lors de chacune des longues – et régulières – absences de Paul Biya à l’étranger. Mais, après quarante-trois ans de pouvoir, les doutes sur la capacité à gouverner du doyen des chefs d’Etat dans le monde, âgé de 93 ans, grandissent à mesure que les années passent. Ils ravivent une question, tout aussi sensible, voire plus, celle de sa succession, que le clan présidentiel, divisé, préfère laisser en suspens. A Yaoundé, le sujet est à nouveau au cœur des discussions dans la presse comme au sein de l’opposition. Parti du Cameroun le 7 juin pour ce que la présidence avait présenté comme un « court séjour privé en Europe », le « Sphinx d’Etoudi », n’est toujours pas rentré au pays.

Paul Biya séjourne à Genève, en Suisse, où la famille présidentielle a ses quartiers à l’Intercontinental, un hôtel cinq étoiles. Habituée à ces séjours helvètes depuis des décennies, une partie de son équipe rapprochée l’a accompagné pour lui permettre, assurent ses proches, de continuer à gouverner à distance. Les raisons de son voyage portent toutefois à controverse.

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